mardi 27 octobre 2020
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Police de proximité à Bordeaux
Une patrouille de policiers à vélo en mission de police de proximité à Bordeaux. (Photo: ClovisWood/Unsplash)

Police de proximité : le modèle de la Gendarmerie

Monsieur le Premier ministre, au-delà des mesures que vous venez d’annoncer à Nice, ce matin (qui vont dans le bon sens), afin d’améliorer l’efficacité des forces de l’ordre, et principalement de la Police nationale, dans les quartiers sensibles, avec votre ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, vous voulez renforcer la police de proximité. Très bien !

Permettez, messieurs, au directeur du Journal des gendarmes de vous donner un modeste avis…

Tout d’abord, ne perdez donc pas trop de temps à étudier toutes les expériences de police de proximité menées dans ce domaine depuis 25 ans, aussi bien par « la droite » (Charles Pasqua) que par « la gauche » (Jean-Pierre Chevènement). Elles n’ont pas été concluantes…

Des expérimentations de police de proximité peu concluantes

On vous dira : « C’est une question d’effectifs ! » ; et on vous rappellera que « sous Sarkozy », votre mentor, à l’époque, ces mêmes effectifs ont été rabotés. La question n’est pas exactement là.

Adressez-vous plutôt à un historien de la police. Quand le corps des sergents de ville a été créé, en 1829, à Paris, par un préfet de police qui s’appelait Louis-Marie de Belleyme, il leur est fait obligation de résider et de vivre dans le quartier où ils sont affectés. Pour les rendre plus proches et plus visibles, les intégrer au tissus urbain dont ils ont en charge la tranquillité.

Ce modèle aurait pu se poursuivre et s’adapter, et se transmettre aux gardiens de la paix, même dotés d’un képi au lieu et place du bicorne !… On aurait pu aller vers une police du quotidien comme celle des Japonais, avec leurs kobans… On a fait l’inverse. Rare sont aujourd’hui les policiers logés dans leur circonscription, malgré des efforts louables de nombreuses collectivités territoriales.

Le modèle de la Gendarmerie

Cherchez plutôt la solution du coté de la gendarmerie départementale, dont 39 300 personnels sont répartis dans quelque 3.200 brigades. Ces gendarmes sont logés sur place, « par nécessité absolue de service ». Ce qui peut être considéré souvent comme un avantage est aussi une obligation stricte, d’ailleurs rappelée récemment par le Directeur général.

Voila le modèle vers lequel il faut tendre !

Evidemment, comme on s’en est éloigné depuis 150 ans, ce ne sera pas chose facile.

Et pratiquement, comment faire ?

Puisque le projecteur a été mis sur le quartier des Moulins, à Nice, pourquoi ne pas faire dans cette zone une expérience nouvelle, avec la construction d’un commissariat en plein cœur ? Et le terminer avant la fin de l’année ! C’est court ? Les chinois, à Wuhan, avec une entreprise française (Dassault Systèmes) ont bien su construire deux hôpitaux publics de 1 000 lits chacun en 10 jours… Quatre mois doivent suffire pour bien faire.

Changer de doctrine

Certainement, la municipalité appuierait cette initiative, d’autres communes la réclameraient. Vous aurez créé une dynamique, afin de chasser les dealers de toutes ces zones de non-droit.

Envoyer dans l’urgence une compagnie de CRS, promettre des renforts, élargir les pouvoirs des policiers municipaux, c’est bien. Mais pour rétablir la tranquillité publique là où elle a disparue depuis longtemps, il faut changer de doctrine.

La sécurité du quotidien doit relever d’une police de proximité qui travaille et qui vit sur place. « comme un poisson dans l’eau ».

Alain Dumait
Directeur de L’Essor de la Gendarmerie nationale

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24 Commentaires

  1. Bonjour,
    Quand arrêterez-vous de vous égarer sur des chemins sans issues ?
    Faut-il vous rappeler les fermetures de brigades, les communautés de brigades, les appels vers le C.O.G. lorsque vous venez sonner au portail de la brigade.
    Petite anecdote : au début des années 2000, habitant de l’un des ces petits villages, un accident survient devant chez moi, j’appelle la gendarmerie, tombe sur le C.O.G., le correspondant n’arrive pas à déterminer le lieu du sinistre, après 15′ je raccroche et appelle une amie pompière volontaire du village. Les services de secours arrivent après 20′ tandis que les gendarmes arriveront 45′ plus tard.
    C’en est fini de cette gendarmerie au plus près du citoyen et puis il serait intéressant de voir nous gendarmes résider dans les quartiers sensibles.
    Ni la gendarmerie, ni la police ne sont défaillantes. Arrêtons cette dualité mortifère et exigeons du politique qui instrumentalise les institutions une véritable posture d’autorité, ne faisons pas le lit de la bobo attitude, de la repentance, de l’excuse et autres balivernes, une femme gendarme l’a hélas payé de sa vie.
    L’union fait la force.
    Amicalement.

    • ROBERT

      Je suis tout à fait d’accord avec Gendy, arrêtez de vous gargariser, faites preuve d’humilité…comment peut on se comparer aux problèmes de la Police dans les grands ensembles urbains, dans les cités sensibles, comment peut on comparer nos brigades avec les commissariats qui tournent H 24 et qui tournent à plusieurs dizaines de Gav par jour….nous ne sommes pas sur le même portage en la matière. Le Commissariat de Trappes c’est pas la Brigade de Bannassac la Canourgue en Lozère…et ce n’est pas péjoratif pour nos collègues des brigades rurales, bien au contraure ils font un travail essentiel !

      • Pat Rice

        Merci amis gendarmes de rectifier le point de vue de votre collègue, cela me rassure moi Policier de grande métropole.
        Peut-être monsieur DUMAIT à force de n’occuper que le poste de directeur de L’ESSOR s’est quelque peu éloigné de la réalité du terrain, de votre réalité sûrement, mais encore plus de la notre de policiers. En effet je lui suggère comme il se prend pour un énarque donneur de leçons et qu’il se met à parler de la stratégie à adopter en matière de police de proximité, qu’il nous montre l’exemple, passe la passerelle Gendarmerie-Police, demande sa mutation dans un quartier très sensible de banlieue parisienne avec sa famille. On verra combien de temps se passera avant qu’il ne se fasse agresser en allant travailler ou que sa famille ne soit menacée.
        Monsieur DUMAIT arrêtez votre démagogie et peut-être remettez le pied sur le terrain pour en voir la difficulté.
        Vivre en caserne dans des zones peri-urbaines ce n’est pas du tout la même chose que vivre en HLM au plus près de la population dans les quartiers hyper sensibles de métropoles. Je ne veux en aucune sorte rabaisser mes amis gendarmes, mais comme le dit justement Robert, travailler dans une cité sensible de Trappes c’est bien plus dur que de travailler dans la quasi totalité des zones périurbaines occupées par la gendarmerie.
        Et si nous policiers nous nous sommes éloignés de ces villes et quartiers c’est bien pour pouvoir vivre en sécurité et en paix pour nous et nos familles.
        Alors oui l’abandon de la police de proximité est la plus grosse connerie que j’ai pu connaitre en 27 ans de Police (avec la politique du chiffre et comme par hasard que l’on peut attribuer aussi à SARKOZY- entre démagos vous devriez vous entendre monsieur Dumait😉) mais elle n’est pas du fait des policiers juste de notre ex ministre de l’intérieur.

        Alors oui l’abandon de la police de proximité nous a contraint à lâcher le terrain au profite des dealers qui contrôlent ces quartiers aujourd’hui.
        Mais on ne pourra pas reprendre ces quartiers sans les pacifier auparavant par la force.
        Arrêtons ces guéguerres et restons unis il ne nous reste que cela.

        • Alain Dumait

          Non seulement vous vous placez sur un plan personnel, mais ce que vous dites de moi est parfaitement à coté de la plaque ! Cependant, comme vous constatez que la police a “laché le terrain”, et qu’il faut donc le re-conquérir, j’attends vos propositions… (A Dumait, journaliste professionnel depuis 50 ans)

          • Daniel MONCOQUT

            Monsieur Alain Dumait, j’ai fait une carrière complète dans la Gendarmerie. Vous auriez dû prendre conseil auprès des Gendarmes de tous grades avant de poster votre lettre. Vous êtes à côté de la plaque
            . vous mettez beaucoup de membres de notre institution (de l’active de de la retraite) dans l’embarras . Vous n’avez jamais été gendarme et ça se voit. Votre lettre a dû faire sourire son destinataire et finir en classement vertical.

          • Alain Dumait

            Pouvez-vous préciser ?…

  2. Un petit gardien de la paix

    Monsieur le directeur du journal.

    Voudriez vous et votre famille demeurer dans les pires quartiers des grandes métropoles françaises ? Ceci sous prétexte que votre lieu d’emploi est dans ces quartiers ?
    Quant à votre exemple des gendarmes vivant en brigade. Pensez vous réellement qu’ils ont tous une proximité avec leur population? Je dirai pour la plupart des unités rurales c’est possible mais pas que. Ceux qui sont en périphéries des grandes villes où la loi de la rue y est de plus en plus présente j’ai un doute. Pas parce que les gendarmes ne veulent pas en faire mais simplement car ils sont sous une activité soutenue qui ne leur laisse que peu de temps.
    Il faut arrêter sans cesse de dire que la gendarmerie est meilleure que la police. Elle a ses forces et ses faiblesses, tout comme la police d’ailleurs.
    La société a changé et les gens aussi. Ceci peut aussi expliquer aussi certaines choses.

  3. Sam

    Mr dumait n’a pas souvent du mettre les pieds dans les cités de france pour sortir de telles inepties.
    Beaucoup de commissariats sont déjà au coeur même des cités sensible que l’on pourrait appeler des bunkers…
    Il suffit de faire un tour en banlieue parisienne pour le savoir.
    Des blocs de bétons sans fenêtres protégés par des murs et des barres en métal.
    La gauche dans les années 90 a ouverts pleins de bureaux de police au sein des quartiers sensibles…sans succès puisque personne n’ose y aller.
    Je prend note de l’excellente idée de ce monsieur de faire vivre les policiers au sein des cités avec leur famille…
    Qu’il aille donc faire un tour a la courneuve y faire respecter l’ordre.
    Entre une brigade de gendarmerie implantés au coeur de st tropez et un commissariat de banlieue il y a un monde que ce monsieur ne doit pas connaitre.
    Bref gardez vos bonnes idées pour vos repas famille.
    Chaque flic de terrain sait parfaitement qu’aucun changement d’organisation des services de police ne porteras ses fruits tant que la justice n’appliquera pas la loi et laissera impunis les delinquants et criminels.
    Monsieur pense probablement que la gendarmerie ferait mieux dans ces quartiers avec sa doctrine qui fonctionne a lacanau plage mais il serait probablement surpris de voir sa patrouille de gendarmes en vélo revenir a pieds et rossés de coups dans le meilleur des cas à sa brigade après une patrouille en zone sensible.

  4. Alexandre Jamet

    Cet édito est plein de bienveillance mais pêche, hélas, par son manque de réalisme.

    Les choses sont ainsi qu’il serait fou, de nos jours, de demander à des policiers d’habiter dans leurs circonscriptions. Pour la même raison qu’il leur ait dorénavant interdit de se rendre en uniforme au travail: pour leur propre sécurité!

    Les commissariats implantés au cœur des cités sont des forteresses assiégées…

  5. Tomana

    Arrêtons la démagogie sur l’occupation des logements par les familles dans les Brigades. Ils ne servent pour la plupart qu’aux premiers à marcher.

  6. charpy

    Monsieur bonjour

    Merci de votre article, je le soutiens pleinement.

    La police dite de proximité est une vaste fumisterie prônée par des incompétents qui ne connaissent que les couloirs des ministères. Les lapins de corridor comme on les appelait au Ministère de l’intérieur.
    Toutefois il y a des nuances à apporter tant pour la Police que pour la Gendarmerie.

    Côté Gendarmerie, l’obligation de résider sur la commune est un atout majeur pour connaître directement les problèmes de délinquance et indirectement par le tissus familial et associatif. Or, cet avantage est bien affaibli par le jeu des mutations relativement aisées de notre temps. J’ai connu des Gendarmes avec plus de 10 ans d’ancienneté sur place. Ils connaissaient beaucoup de monde et la population confiante était un tissu précieux pour le renseignement. Ce n’est plus. Trois à quatre ans sur place et c’est la mutation par le travers de diverses possibilités.

    Côté Police c’est la même chose. Les mutations sont trop rapides. Pire est le problème du logement. Les municipalités ne s’investissent pas dans ce domaine et quelque fois les fonctionnaires sont logés à des distances de 10 à 20 km. Pour Paris c’est le summum. La distance est parfois de plus de 100 kilomètre. Inadmissible!

    La mécanisation est aussi un facteur négatif pour les deux corps. IL faudrait le réduire, rétablir les rondes à pied qui permettaient, voire obligeaient les fonctionnaires à communiquer avec la population.

    Oui à l’implantation de commissariats au cœur même des zones sensibles en assurant une protection physique et matérielle dissuasive et exemplaire des autorités judiciaires. La partie n’est pas gagnée.

    Bien à vous et merci pour votre article.

    • Mike

      A un moment il faut se réveiller. Libre à vous d’aller vivre dans je ne sais quelle cité en vous identifiant comme le “sheriff” local qui vient tenter d’éduquer les sauvageons de la République. Au bout de trois voitures brûlées, votre assureur qui vous fout dehors comme un vaurien, vos gosses qui reviendrons de l’école avec une tête comme un compteur à gaz parce que fils de … et vous aurez vite fait de changer d’avis….
      Cela fait six mois que la famille de Adama machin-chose, le fils prodigue de son quartier nous crache dessus et que ce passe t-il ? Rien !
      Quand je verrai un politique ou un donneur de leçon y habiter sans le renfort de trois compagnies de mobiles où CRS je changerai peut être d’avis.
      Que faire pour que ça change ? A votre avis !
      Mais ça risque de faire très très mal.
      Bonne chance.

      • Vinals yannick

        Je suis tout à fait d accord avec vous.
        D ailleurs il n y a qu’à écouter les interventio ns du général soubelet en commission parlementaire ou lors de l hommage à notre femme gendarme écrasée par un délinquant pour se dire que la justice est défaillante. Elle n est pas à la hauteur de l enjeu. C est comme si on demandait à un céréalier de moissonner son champ avec un couteau opinel. Un travail dont on ne voit jamais le bout…

  7. Marc Duruy

    Excellente idée !! Il faudrait d’ailleurs que la gendarmerie s’implante dans ces territoires perdus de la république. Il faut que l’on construise des gendarmeries en plein coeur des cités et que les gendarmes scolarisent leurs enfants dans ces mêmes cités. C’est le seul moyen de retisser des liens avec ces populations perdues.

    • Pat Rice

      Laissons nos amis gendarmes tranquilles, on envoie juste monsieur DUMAIT et sa famille habiter en HLM dans un quartier hyper sensible ke de banlieue parisienne et en étant clairement identifié comme gendarme, et on lui laisse un an pour nous rapporter comment cela s’est passé… enfin s’il y reste un an avec sa famille…
      Mais ça, c’est autre chose..🤣🤣

      • Alain Dumait

        Pourquoi transformez-vous un débat honnête et légitime, et aussi important, en attaque personnelle ? (sans même savoir qui je suis et d’où je viens…) Où sont vos arguments ?…

  8. ROGER BENCZE

    Etes vous bien certain que TOUS les GD en unités territoriales logent effectivement sur leur lieu d’emploi ?

    • Pierre MAIRET

      Je suis passé dernièrement dans le village de mon enfance où il y a une brigade “neuve” par rapport à ce que j’ai connu – elle est fermée et mentionne où s’adresser en cas d’urgence. Je me suis laissé dire qu’elle n’était plus occupée que par des G.V “ex. GA” tous les autres logements sont vides car pour les uns leur femme habite ailleurs – pour les autres, ils ont fait construire et ne veulent plus habiter en caserne… j’y ai vécu une partie de mes années de service et je ne suis pas mort – mes enfants non plus.

      BONNE CHANCE

  9. Jean-Marie Debanne

    Vous avez parfaitement raison !
    Les quelques postes de police installés dans les quartiers difficiles, à l’époque du développement de la police de proximité, s’étaient progressivement intégrés aux quartiers, et les gardiens de la paix avaient graduellement créé une relation avec les populations : les commerçants, les séniors, les famille et enfin les jeunes. Au détriment des malveillants et des délinquants !
    Hélas la doctrine Sarkosi a restitué les territoires aux délinquants, aux trafiquants. Et ce ne sont pas les “patrouilles” des équipages des BAC et BAC N avec les problèmes que l’on connait et la défiance de la population, qui permettent de regagner un territoire.
    Vos propositions offrent un véritable espoir de réussite mais le travail est malgré tout immense !

  10. Franky

    A partir du moment où Sarko avait fait de la police une “entreprise privée” avec évaluation au merite de chaque fonctionnaire au regard du nbre de pv établi, c’en était fini du service publique. La pulsion securitaire irrationnelle à pris le pas sur la raison. La police de proximité peut être la solution au problème.

  11. Pauchet

    Bonjour, je suis fils de gendarme et j’ai vécu 2 ans dans une cité des Mureaux (La Vigne Blanche), moins “sensible” que maintenant au début des années 60 et déjà certains parents ouvrier de chez Renault qui habitaient aussi cette cité interdisaient à leurs enfants de jouer avec nous (j’avais 9 ans). µJe n’ose imaginer la vie des familles dans les citées actuelles.

  12. Pandori

    Bonjour Monsieur Dumait

    Vous faites du journaliste à la parisienne sans se renseigner, ce qui est quand même dommageable … Il y a un commissariat très récent au coeur du quartier des Moulins à Nice, financé par le conseil général et dans lequel viennent tirer les ..Gendarmes pour s’entraîner.
    Malgré votre bonne volonté, vous ne connaissez pas le sujet de la sécurité et encore moins de la Gendarmerie .
    Cordialement
    AAP

  13. guy robin

    Il y a encore peu de temps encore nous avions la chance d’avoir des brigades dans nos villages. Depuis qu’elles ont été supprimées nous voyons poindre des phénomènes jusque là réservés aux banlieues des grandes villes : incivilités de tous ordres, drogues, vols. Autant de choses que nos concitoyens honnêtes ne supportent plus. Nos gendarmes totalement insérés bénéficiaient de renseignements quotidiens de la part de la population locale. Les distances sont maintenant souvent trop longues pour intervenir dans des délais raisonnables. Il serait grand temps de redonner à la gendarmerie les moyens humains et matériels dont elle a besoin.

  14. Retraire

    Jusque dans les années 1970 /1980, toutes les brigades à l’effectif de six étaient autonomes et assuraient une permanence 24h su 24 avec une patrouille disponible. Aujourd’hui, pour la même prestation de service, il faut être au minimum 18. Ceci est la conséquence de réformes successives pour donner de nouveaux droits concernant les repos, les récupérations, les congés….Il en résulte que le commandant de brigades ou de COB donne les droits et fait le service après. Pour le logement de service , il n’est pas rare qu’il ne soit pas occupé par la famille d’où un coût inutile pour le contribuable.
    La police d’Etat a une autre politique, elle consiste à faire des heures supplémentaires qui seront récupérées par un départ en retraite anticipé avec solde intégrale durant le temps de récupération.
    Les polices municipales ont les heures supplémentaires payées, il suffit de voir avec les impôts locaux.

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