jeudi 24 septembre 2020
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Le motard de Montauban faisait partie d'un PMO

L’Essor donne la parole, même à ses querelleurs !

Nous avons écrit, ici-même, le 8 aout, qu’un gendarme d’un peloton motocycliste de Montauban avait « abattu » un chauffard récalcitrant.

Déjà 14 commentaires enregistrés sur cet article, pourtant mis en ligne un jour de faible audience de lessor.org…

Plusieurs nous font le reproche du terme utilisé, le taxant de « racoleur ».

L’internaute qui signe hirondelle, qui est un familier de notre site et des commentaires de nos posts, nous fait la leçon, et nous cite les définitions du Larousse. Merci !

Mais il y a aussi le Littré, et même le dictionnaire de l’Académie française, dont l’autorité est mieux établie… Lui se réfère à l’étymologie, et renvoie au latin abattere, “mettre à terre”. Ce qui correspond exactement à l’action remarquable du gendarme déjà cité.

On s’entraine à bien tirer quand on est gendarme. on ne tire jamais pour “tuer”, mais pour empêcher la commission d’un crime. Ce qui est exactement la cas dans cette affaire.

Ce gendarme de 35 ans, adjudant, mis en garde à vue, et libre depuis dimanche après-midi, actuellement en congé-maladie, pour blessure, a agi dans le cadre de l’art L435-1 du code de la sécurité intérieure. Et il a bien agit. CQFD.

La liberté d’expression a des règles

Tous nos correspondants ne sont pas toujours bien intentionnés…. Il arrive que certains nous soupçonnent de ne pas épouser suffisamment la cause des gendarmes… Là, ces correspondants  dépassent les bornes et cherchent à nous blesser ! L’Essor défend et défendra toujours les personnels de la Gendarmerie ! C’est sa raison d’être, depuis 1936. Et il le fera dans l’indépendance totale que lui permet son statut d’entreprise privée, sans lien hiérarchique avec quelque autorité que ce soit, toujours guidé par l’intérêt des personnels et de ses abonnés.

Nous laissons passer des commentaires, qui nous sont désagréables. C’est la rançon de la liberté d’expression. Nous l’acceptons. Mais nous bloquons tout commentaire qui nous fait des querelles personnelles.

Un correspondant a même cru me toucher en me renvoyant à des origines qu’il ne connaissait pas… Pas de querelle personnelle dans les colonnes de l’Essor !

Nous respectons nos abonnés et nos lecteurs. Nous défendons les gendarmes et les forces de l’ordre. Nous acceptons les querelles. Et même les disputes. A condition qu’elles soient respectueuses.

Alain Dumait

 

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12 Commentaires

  1. Mohamed

    Bonjour.

    Je n’étais pas au courant pour l’article que vous évoquez.

    Et bien j’ai le regret de vous confirmer que l’utilisation du verbe abattre est ici inappropriée.
    Je ne citerai pas le Littré ni Bernard Pivot tant les mots et leur sens peuvent évoluer culturellement et la linguistique prend en compte cette polysémie si je puis dire.

    Aujourd’hui en 2020, dans l’inconscient collectif français où les violences policières sont appréhendées sous tous les angles, l’utilisation du verbe “abattre” donne du grain à moudre à cet élan antiflic car il renvoi à une intention ferme et irrévocable de celui qui est sujet du verbe : le gendarme a dès le départ voulu tuer le chauffard.
    Partant, il devient un tueur, un assassin. La police tue.

    Si vous ne le comprenez pas, il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

    Ps: au demeurant, si ce terme est utilisé en audience par la Défense lors d’un procès, sachez que la partie adverse l’exploiterait avec dégustation, tant les mots sont importants. Du coup, si vous pensez réellement défendre les gendarmes, je pense qu’ils méritent mieux pour le défense…

    • GAILLARD

      C’est le problème réccuent de la presse qui ne s’éloigne jamais du boniment journalistique.
      Quand un délinquant, un criminel est tué par l’usage réglementaire d’une arme létale, il est rapporté qu’il a été abattu par un membre des forces de l’ordre.
      Quand un membre des forces de l’ordre tombe sous les balles d’un truand, on dit qu’il est mortellement blessé ou qu’il n’a pas survécu à ses blessures.

      • Alain Dumait

        je ne vois toujours pas ce qui vous dérange dans le fait de dire qu’un gendarme a abattu un individu nuisible… ( dans le cadre strict de l’art L435-1 du code de la sécurité public, soit dit en passant…). Il vous suffirait pourtant d’accepter ce terme, ou un autre d’ailleurs, et d’applaudir 👏👏👏…

        • Pierre

          Si le terme vous convient.. pourquoi pas !! toujours est-il qu’il a fait son boulot et je le félicite… lorsqu’il sera sorti de garde-à-vue ………..
          Mon Dieu que se livre de ‘garde à vue’ doit être vite rempli aujourd’hui, alors qu’autrefois il ne servait pas beaucoup et lorsqu’il était ouvert.. c’était du sérieux

          • Alain Dumait

            Il est sorti dimanche ap-midi ! Cordialement.

        • Gendarme

          Ce Gendarme n’a fait que son travail dans le cadre de la Loi un point c’est tout il à fait usage de son arme aprés que le routier ait foncé délibérément sur un véhicule de Gendarmerie aprés avoir forcé un barrage constitué d’une herse mobile il fallait le stopper et le Gendarme l’a fait . Fin de l’histoire.

  2. Cuinier Cuinier

    Je soutiens le gendarme de Montauban! …….

  3. Jack08

    Un gendarme qui a fait son devoir !!!! Comme bien d autres ! Par contre certains c est pas forcément le cas . Gendarmerie d hirson !!! Enfin bref . Respect aux gendarmes qui le font !

  4. Hirondelle

    Les mots ont un sens et une portée qu’un journaliste ne peut pas ignorer par sa formation et sa pratique de l’écriture.
    La mienne puise sa source dans le Larousse, le dictionnaire le plus répandu, sans ignorer l’existence du Littré, du Robert ou celui de l’Académie Française. Ce dernier, https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9A0033, énonce dans la troisième occurrence du verbe abattre ‘’ Abattre quelqu’un, l’assassiner’’
    L’assassinat étant un homicide volontaire par préméditation ou guet apens, vous comprendrez aisément que celui qui a pratiqué la procédure pénale durant sa carrière ne puisse accepter ce vocabulaire s’agissant des faits du Tarn et Garonne.

    Ce faisant, je ne cherche querelle à quiconque mais participe à un échange, non hostile, sur un forum espace de discussion et d’échanges comme l’est celui de Gendcom où l’indépendance du gendarme s’exprime face à ‘’.La voix de son maître’’ pour reprendre votre citation.
    Un forum où serait rapidement censuré la formulation du contenu de votre réponse à GAILLARD, tant elle me semble manquer de mesure ‘’ je ne vois toujours pas ce qui vous dérange dans le fait de dire qu’un gendarme a abattu un individu nuisible… ( dans le cadre strict de l’art L435-1 du code de la sécurité public, soit dit en passant…). Il vous suffirait pourtant d’accepter ce terme, ou un autre d’ailleurs, et d’applaudir ’’

    La mort du conducteur n’est pas la résultante d’une volonté délibérer de tuer mais la conséquence d’un usage des armes dans l’exercice des fonctions et le cadre de la Loi. Psychologiquement, il va en supporter le poids pour le reste de sa vie comme cela a été le cas d’un de mes subordonnés pourtant conforté par les décisions successives des magistrats saisis de la légalité de son acte dans le cadre d’un cambriolage.

  5. guy robin

    neutralisé eut sans doute été plus approprié mais au fond cela aurait changé quoi ? A quoi bon ergoter ! Si ce chauffeur, comme bien d’autres à l’heure actuelle, avait respecté les règles et les injonctions nous n’en serions pas là ! Ce n’est pas le comportement du gendarme qui est en cause mais bien celui du chauffeur délictueux. Je suppose que le gendarme restera suffisamment marqué par le résultat de son tir.

  6. REMY

    Bonjour
    Mon collègue a en effet très bien agi.
    Ce modus operendi devrait être la règle de base de nos interventions.
    Cela simplifierait beaucoup de choses.
    Les cas deviendraient plus rares.
    Qu’attend le législateur pour nous protéger efficacement de toutes poursuites judiciaires.
    Amitiés motocyclistes
    Major de police motocycliste retraité

  7. MICHELE HUART

    Et quel terme doit-on employer lorsqu’un gendarme ivre avec 2.54g d’alcool dans le sang prend le volant accompagné d’un gendarme stagiaire (qui n’a rien fait pour empécher son collègue de prendre le volant) tue deux personnes ?
    Ce chauffard risquait jusqu’à 10 ans de prison; il a été condamné à 18 mois ferme et peine effectuée 7 mois, le reste aménagé avec bracelet électronique !
    La Société peut se demander si la justice ( neutre et impartiale) n’est pas corrompue à ces institutions irréprochables l’IGGN et l’IGPN
    Je pense qu’un bon nombre d’entre vous cherche, comme moi, la définition de “l’exemplarité” et de la “justice”
    Nous ne pouvons imaginer que, si on assassine des gens en toute impunité hors service, tout est “permis” en uniforme !
    J’ose espérer que l’un d’entre vous, gendarme actif ou retraité, prenne le temps d’analyser ce message pour y apporter une réponse en toute objectivité. Merci

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