samedi 26 septembre 2020
Accueil / Editos / Les forces de l’ordre, pour interpeller les personnes récalcitrantes, demandent à être mieux entrainées.
Entrainement aux techniques d'interpellation par des gendarmes mobiles.
Exercice d'interpellation d'un peloton d'intervention de gendarmes mobiles (Photo MG/L'Essor)

Les forces de l’ordre, pour interpeller les personnes récalcitrantes, demandent à être mieux entrainées.

Illustration (DC/L’Essor).

L’Essor a interrogé ses lecteurs sur la question de l’interpellation des personnes récalcitrantes. La majorité des lecteurs qui ont répondu (53%) estime qu’il est préférable d’être mieux formé aux techniques d’interpellation plutôt que d’être plus nombreux (38%), ou mieux armés (9%).

C’est le résultat d’une consultation, menée sur l’ensemble du mois de juillet, sur lessor.org, à laquelle 1 331 internautes ont participé.

Les personnels des forces de l’ordre suivent le site de L’Essor

Or, si L’Essor est historiquement le journal de tous les gendarmes, son site est désormais largement suivi par d’autres personnels de la sécurité: policiers et agents de sécurité publique. Donc, sans avoir pour autant de valeur scientifique, on peut considérer que ce résultat donne une bonne indication de l’opinion des forces de l’ordre sur ce sujet.

Lire aussi: Esquisse d’un profil des internautes de lessor.org

D’ailleurs, la difficulté d’interpeller des personnes récalcitrantes a été mise en lumière par plusieurs affaires récentes. Avec l’inévitable risque de bavures. Ouvrant la voie ensuite à des soupçons de “violences policières” , thème cher à beaucoup de médias, comme à une partie des partis politiques.

Lire aussi: “Violences policières”, ce slogan, même scandé par une grande foule, ne fait pas une réalité!

Les gendarmes sont mieux formés

On a souvent écrit, dans ces colonnes, que les gendarmes mobiles -tout comme les CRS d’ailleurs- mieux formés à cet égard, enregistraient moins de plaintes que leurs collègues, moins bien formés au techniques d’interpellation. Donc, il ne suffit pas d’avoir le droit, et même le devoir, d’interpeller une personne en flagrant délit. Il faut maîtriser les moyens pratiques de procéder à cette interpellation. Il faut aussi y avoir été sérieusement formé.

L’article 73 du Code pénal

A noter: gendarmes et policiers ne sont pas les seuls personnels concernés. En effet, toute personne témoin du flagrant délit de la commission de certaines infractions a la possibilité d’interpeller son auteur. C’est ce que dit l’Article 73 du Code de procédure pénale. Alexandre Benalla a bien sur invoqué cet article pour se justifier de son comportement le 1er mai 2018… La jurisprudence précisant que cet article 73, pour s’appliquer, dans le cas d’une personne récalcitrante, fait obligation de faire appel sans délai aux forces de l’ordre qualifiées.

Donc, cette consultation fournit un éclairage précieux sur cette question sensible et délicate des interpellations de personnes récalcitrantes. Cas devant lesquels les forces de l’ordre sont de plus en plus souvent placées.

Résultats des questions précédentes

Avec cette question du mois, L’Essor contribue à éclairer l’opinion. Sans passer par les prismes des syndicats ou des associations.

Lire aussi: Trois points forts de L’Essor

Quelques résultats récents des consultations des mois précédents:

  • Juin 2020: “Contrôler les déplacements à plus de 100 kilomètres était-il faisable?” Non à 78%.
  • Mai 2020: “Diriez-vous que le confinement ordonné par le gouvernement pour faire face au Covid-19 a été assez sévère?” Pas assez sévère, à 57%.
  • Avril 2020: “La Gendarmerie a-t-elle pris des mesures suffisantes pour protéger les gendarmes et leur famille du coronavirus Covid-19?” Non à 84%.

Alain Dumait
Directeur de L’Essor de la Gendarmerie

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *