lundi 30 novembre 2020
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Quelques jours avant la déclaration d’état d’urgence sanitaire, les gendarmes réalisent un contrôle des mesures de confinement dans l’Essonne (Photo: L.P./L’Essor)
Un contrôle réalisé sans masque, lors des premiers jours du confinement, mi-mars 2020. (Photo: L.P./L'Essor)

Confinement général : gendarmes et forces de l’ordre à nouveau en 1ère ligne !

Dès le premier jour du confinement généralisé en vigueur depuis le vendredi 30 octobre, 0 heure, le 17, numéro d’appel « urgent » qui permet de joindre la Gendarmerie ou la Police nationale – selon que le point d’appel se trouve dans une zone ou dans l’autre – et qui, pour la Gendarmerie, aboutit en général à un centre situé dans les locaux du groupement départemental – a été débordé.

Des règles mal comprises

La plupart des appels ne concernaient pas des « urgences », nécessitant des interventions, mais plutôt des interrogations sur l’application des règles du confinement, appels qui auraient du etre adressés à d’autres services… Mais ces appels en grand nombre prouvent que les règles édictées n’ont pas été toutes comprises, ou acceptées, parce qu’elles n’étaient pas claires, ou qu’elles paraissaient vraiment injustes….

Si on ajoute à cela le surcroît de mobilisation entrainé par le plan Vigipirate relevé au niveau « urgence attentat » il est facile d’imaginer que la Gendarmerie va etre de plus en plus mobilisée

Déja, les réservistes peuvent se préparer tous à etre appelés

On se souvient qu’au début de l’épisode « Gilets jaunes » (avant que les casseurs et les black blocks ne s’en mêlent) les gendarmes, à titre personnel, avaient une certaine sympathie pour ce mouvement (question du mois de l’Essor, décembre 2018)…

Obéir ne veut pas dire approuver…

Tenus au devoir de réserve, les militaires n’en pensent pas moins. Comme tout le monde, ils trouvaient absurdes, et en tout cas inapplicable l’interdiction édictée par le gouvernement en mai 2020 de se déplacer, hors de son département, à plus de 100 kms, « à vol d’oiseau »….

Cette fois, dans les règles de ce confinement général, les absurdités ne manquent pas ! Fermer d’autorité les commerces dits (dédaigneusement) « non-essentiels », et laisser ouverts les tabacs-PMU de centre ville….n’est pas logique… Sanctionner le petit commerce qui avait fait de gros efforts pour faire respecter les gestes barrières est sévère… A quoi rime la fermeture des salons de coiffure ? Pourquoi fermer les fleuristes et autoriser les jardineries ?….

Du coup, beaucoup de maires ont pris des arrêtés exactement contraires aux consignes du gouvernement .

On peut approuver ou regretter ces contestations qui montent, mais ce qui est sûr, c’est qu’elles sont de nature à charger la barque des forces de l’ordre, et des gendarmes en particulier (beaucoup plus mobilisés que les policiers lors du premier confinement).

Alain Dumait, directeur de l’Essor de la Gendarmerie

Contrôle de Gendarmerie dans l'Essonne, dans le cadre du confinement. (L.PICARD/ESSOR)
Contrôle de Gendarmerie dans l’Essonne, dans le cadre du confinement. (L.PICARD/ESSOR)
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4 Commentaires

  1. Patrick Charpentier

    La situation sanitaire n’est sans doute pas la raison de ce nouveau confinement. La France est sous une menace diffuse, dont la population ne connaît pas l’étendue réelle. Il faut éviter toute situation pouvant compliquer le travail des gendarmes, et comprendre qu’ils n’ont pas d’autre choix que de faire appliquer les règles, qu’elles paraissent justes ou injustes.

  2. Bonnafé

    Monsieur, je constate avec stupéfaction que votre éditorial n’est ni plus ni moins qu’une attaque en règle des dispositions prises par le président de la république et le gouvernement. En voulant informer et défendre les gendarmes et j’espère la gendarmerie, il ne vous appartient pas le droit de prendre fait et cause pour ou contre le gouvernement au regard des mesures prises face à la pandémie. Si vous ne vous sentez pas concerné par un certain devoir de réserve, changez de profession. Vous ne représentez en rien la Gendarmerie qui a toujours été un fidèle défenseur de l’Etat, au service de la République et de sa population. Et quelles que soient leurs opinions les gendarmes n’ont pas exprimé leurs propres sentiments. Ils ont servi la Nation.
    Colonel (ER) Daniel Bonnafé.

    • Alain Dumait

      C’est votre opinion, je la désapprouve et je la publie ! (Et notez bien que je ne prétend pas représenter la Gendarmerie, seulement défendre les gendarmes -comme mes prédécesseurs, depuis 1936 ! – et la liberté d’opinion ! )

  3. hirondelle

    Malheureusement les gendarmes sont habitués aux priorités qui s’accumulent et qu’ils traitent au mieux de leur urgence comme des moyens disponibles.
    Le plus inquiétant demeure dans le refus de l’autorité matérialisé par celui d’obtempérer aux injonctions sur la voie publique et désormais l’utilisation des “mortiers d’artifice” à l’encontre des casernes comme à Nantua et à l’Isle d’Abeau.
    Dans un autre registre les manifestations de voie publique des turcs ou tchétchènes accueillis sur le sol national seraient elles acceptées dans leur pays d’origine, tout comme la fusillade à Montpellier ?
    L’autorité publique est manifestement bafouée.

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