vendredi 18 janvier 2019
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Archives (Photo M. Guyot/Essor)
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Gendarmes, vous êtes l’ultime rempart !

Alain Dumait

Lao Tseu a dit : “Quand les dirigeants écoutent le peuple, le peuple écoute les dirigeants”. Aujourd’hui il ajouterait : “quand les dirigeants n’écoutent pas le peuple, le peuple n’écoute pas les dirigeants”. Nous en sommes là et, s’agissant du maintien de l’ordre, les jobards n’ont plus leur place.

Des signes de fatigue apparaissent

Quand il faut pouvoir compter sur des responsables sérieux, il n’y a que les gendarmes. C’était frappant ce matin sur les plateaux des télévisions en continu : le général Lizurey, toujours équanime, chez Jean-Pierre Elkabbach, sur CNews ; la commandante Maddy Scheurer, parfaite, sur BFMTV; et le général (2S) Cavallier, expertissime, sur C-News. Fait-on appel aux blindés ? ce seront forcément ceux du GBGM de Satory puisque seule la Gendarmerie en possède au sein des forces de sécurité intérieure. Y-a-t-il des risques de violences armées ? Les hommes d’élite du GIGN, et de ses antennes, sont d’ores et déjà positionnés…

Mais attention ! La Gendarmerie est le dernier rempart de nos institutions. Et déjà des signes de fatigue apparaissent. Le pouvoir – celui-ci ou un autre – sera donc bien inspiré de ne rien oublier. Les primes seront toutes les bienvenues. La considération en plus, ce sera encore mieux. Il ne faudra oublier personne. Ni les réservistes, ni les retraités de l’Arme. Car c’est en rendant les honneurs aux vétérans qu’on montre le mieux son empathie aux actifs.

Le “sentiment de puissance invincible” de la foule

Plus que tout autre, le gendarme voudrait savoir ce qui va advenir de cet Osni (objet social non identifié) nommé “les gilets jaunes”, pour lesquels d’ailleurs, comme le plupart des Français, ils éprouvent plutôt de la bienveillance. Que faire ? Je ne peux que conseiller la lecture du spécialiste de la “Psychologie des foules” (1895), Gustave Le Bon.

“L’individu en foule acquiert, par le fait seul du nombre, un sentiment de puissance invincible qui lui permet de céder à des instincts que, seul, il eût forcément refrénés. Il sera d’autant moins porté à les refréner que, la foule étant anonyme, et par conséquent irresponsable, le sentiment de la responsabilité, qui retient toujours les individus, disparaît entièrement”. La responsabilité de chacun est en effet la seule bonne réponse à la violence des foules…

Alain Dumait
Directeur de l’Essor de la Gendarmerie nationale

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3 Commentaires

  1. Dos Santos

    Souvenez-vous l’année dernière en sujet concours SOG, il y avait :
    La contestation collective peut elle nuire à la démocratie ?
    On est dedans.
    Vous avez 24h.

  2. MALFIONE James

    Mai 68, c’était une situation grave et compliquée car nous n’avions pas tout le matériel utilisé de nos jours, notamment ce genre de “tractopelle” avec une lame à l’avant, capable de dégager n’importe quelle barrage.
    Aujourd’hui, la violence des actions est accentuée par le fait que les manifestants sont mieux équipés et encore plus agressifs envers les forces de l’ordre (en Mai 68, il n’y avait pas eu de jet d’acide sur les policiers et gendarmes mobiles); ce qui me fait dire que les grands responsables de ces incidents graves, ne sont pas toujours ceux que l’on croit mais plutôt les médias et les réseaux sociaux qui transportent, via le NET, les pensées les plus néfastes et les plus destructives.

  3. André JOMARON

    Les gens aux pouvoirs ont eux aussi ce sentiment d’irresponsabilité,tant,ils se croient invincible en servant les puissances étrangères ?
    Le pouvoir veut’il sa guerre pour assassiner les inutiles a ses affaires ?

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