mercredi 15 juillet 2020
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(Photo/L'Essor).

Un gendarme “chasseur de trésors” de l’agglomération nantaise dans le viseur de la justice

Ripoux, malchance ou maladresse ? Le destin d’un sous-officier de 32 ans de l’agglomération nantaise est suspendu à une décision de justice attendue pour le 6 juin prochain. Ce mercredi 9 mai, ce père de famille a dû s’expliquer, rapporte Ouest-France, devant le tribunal correctionnel de Nantes pour “violation du secret professionnel”, vol, et utilisation frauduleuse du fichier de traitement des antécédents judiciaires.

Tout commence en septembre 2017. Des motards proches des Hells Angels sont soupçonnés d’avoir extorqué la voiture de luxe d’un cadre nantais. Parce qu’il est proche de deux des motards, auxquels il rend divers services en échange d’informations, le sous-officier est placé sur écoutes par la juge d’instruction en charge du dossier, qui mandate la… section de recherches.


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Si aucun élément probant contre le gendarme ne sera découvert dans ce dossier, les enquêteurs mettent la main sur une seconde affaire. En novembre 2017, le sous-officier mis en cause, armé d’un détecteur de métaux, s’active à son nouveau hobby, la chasse aux trésors. Et au bord d’une rivière de Nantes, il décroche la timbale, en découvrant un sac-poubelle contenant 13.000 euros, des dollars et des francs suisses.

Un beau magot qui n’a cependant rien d’un trésor abandonné. Un commerçant ambulant signale ainsi quelque jours plus tard la disparition du sac-poubelle. Ayant appris qu’un gendarme avait fouillé les environs, il se dirige vers la brigade la plus proche. Il avait, explique Ouest-France, jugé plus sage d’enterrer ses économies plutôt que de les conserver dans sa caravane.

Le sous-officier, qui ignore être sous surveillance, tente de faire disparaître les preuves de son larcin. Il brûle des chèques, consulte le traitement des antécédents judiciaires pour s’informer sur le commerçant ambulant, s’épanche au téléphone avec sa femme… Autant d’éléments qui risquent désormais de se retourner contre lui. Si le gendarme assure que sa hiérarchie envisage aujourd’hui un blâme ou une mutation, le procureur de la République a lui demandé une condamnation d’une peine de prison avec sursis et une interdiction d’exercer sa profession pendant cinq ans. Résultat le 6 juin.

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