jeudi 12 décembre 2019
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Photo d'illustration (S.D/L'Essor).

Saint-Colomban : ivre, l’habitant de Tourlaville frappe sa compagne et deux gendarmes

Un habitant de Tourlaville (Manche) a été condamné mercredi 23 mai à Nantes en comparution immédiate à huit mois de prison avec sursis, pour avoir frappé sa désormais ex-compagne et les deux gendarmes venus à sa rescousse, le 25 février dernier, à son ancien domicile de Saint-Colomban (Loire-Atlantique).

Fabien Théreux, 42 ans, devra surtout se plier à une mise à l’épreuve de deux ans : il aura obligation dans ce cadre de suivre des soins en lien avec ses problèmes d’alcool et de violences. Le tribunal correctionnel de Nantes lui a aussi interdit d’entrer en contact (y compris par SMS, Facebook…) avec la plaignante, à qui il devra verser 500 euros de dommages et intérêts. Les deux gendarmes percevront quant à eux 300 euros chacun en réparation de leurs préjudices.

Les faits s’étaient produits après un appel de sa compagne, qui s’était enfuie du domicile conjugal avec leur fils de 7 ans après une scène de violences : il lui avait asséné “un coup de pied dans la jambe” et l’avait “poussée à plusieurs reprises” après avoir appris que leur enfant avait acheté un jeu vidéo sans son autorisation.

A leur arrivée, les deux gendarmes l’avaient retrouvé allongé sur le lit conjugal, torse nu, alors que les tables et chaises étaient renversées dans le reste de la maison : quelques heures plus tard, à la fin de son service de nuit, ce chauffeur routier avait acheté une bouteille de rhum. “Il boit une bouteille à tous les repas, y compris au petit-déjeuner, à partir du moment où il ne conduit pas”, a expliqué à ce sujet l’avocate de la victime.

L’ABSENCE DE CDI LE REND “AGRESSIF”

Après un début de discussion relativement calme, l’homme avait alors “bondi” sur les gendarmes alors qu’ils s’apprêtaient à repartir à leur brigade de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu : la plaignante, qu’ils escortaient, était venue récupérer des affaires personnelles. Il avait à ce moment tenté de gifler l’un d’eux, avant de lui asséner un coup de poing.

A l’audience, l’homme a expliqué n’avoir que des “fragments” de souvenirs : il n’avait “pas mangé depuis deux jours” et était “fatigué”. Sa compagne, avec qui il vivait depuis quinze ans, l’avait aussi “énervé” en lui parlant des tâches ménagères. Enfin, le “mélange explosif” d’alcool et de médicaments pour soigner son arthrose aux genoux a fait le reste.

L’absence de CDI rend aussi cet intérimaire “agressif”, selon son ex-compagne. Il n’en a pas retrouvé de travail à Tourlaville, depuis qu’il est reparti vivre chez ses parents. “Il n’y a rien dans la Manche, c’est ravitaillé par les corbeaux”, a expliqué le prévenu.

“IL ROTAIT, IL PETAIT ET METTAIT DU CACA PLEIN LES TOILETTES”

“Il était aussi extrêmement grossier : dès le lever, il rotait, il pétait et mettait du caca plein les toilettes”, a ajouté la plaignante. “D’un point de vue sexuel, il m’imposait des rapports où je me sentais salie et ne prenais aucun plaisir.”

Les deux gendarmes de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu ont également mis en doute la sincérité des “excuses” que leur a présentées Fabien Théreux. “Pendant les deux jours de garde à vue, à aucun moment il ne s’est excusé”, a témoigné Jacky Teillet, qui exerce depuis trente-trois ans en brigade. “Ce n’est que maintenant, à la barre, qu’il le fait !”

“Plus ça va, et plus nos conditions de travail sont difficiles… L’alcool n’excuse pas tout : on mérite un minimum de respect”, a abondé son collègue Nicolas Dupont. “C’est grâce à leur gilet pare-balles qu’on a évité un drame : une chaise retournée, ça se transforme en pieu”, a appuyé la procureure de la République, qui avait réclamé trois mois de prison avec sursis et une mise à l’épreuve de deux ans. Le tribunal est donc allé au-delà de ses réquisitions.

(GF/PressPepper)

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