dimanche 9 mai 2021
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La préfète avec le général LIzurey sur la route des chicanes ( Photo Franck Dubray/ Ouest France)

NDDL : la préfète et le général Lizurey empruntent l’ex-“route des chicanes”

La préfète discute avec des élus locaux et des agriculteurs en présence du général Lizurey ( Photo Franck Dubray/ Ouest France)

La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a affirmé vendredi, après l’avoir traversée, que la “route des chicanes” de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, était “dégagée“. Le général d’armée Richard Lizurey, DGGN, faisait également partie du convoi, protégé notamment par le GIGN.

Sous haute surveillance

Après l’abandon du projet d’aéroport, l’exécutif avait exigé le nettoyage de cette route avant la fin de la semaine. La préfète, dans un convoi de quatre véhicules, transportant également le directeur général de la Gendarmerie nationale, Richard Lizurey, ainsi que des élus locaux, a entamé vers 10H la visite de la route départementale 281 du Sud vers le Nord.

Des membres du GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale) avaient pris place à bord du convoi, par ailleurs surveillé par un hélicoptère de la gendarmerie, a constaté une journaliste de l’AFP. Des blindés de la gendarmerie étaient stationnés à l’extrémité de la route sur laquelle des banderoles proclamaient “Zone à défendre. Résistance et sabotage” ou “Yes Chicane“.

“Le dialogue va pouvoir commencer”

Des militants, dont beaucoup avec le visage dissimulé, avaient pris place sur le bas-côté pour “saluer” le convoi, certains montrant leurs fesses à son passage. Le convoi a marqué un arrêt au lieu-dit de Bel Air pour constater que les divers obstacles jonchant la route avaient bien été enlevés par les militants anti-aéroport.

La route est dégagée, les fossés sont dégagés“, a constaté la préfète, en faisant quelques pas sur la route. “Le dialogue va pouvoir commencer“. Après l’abandon du projet d’aéroport, les opposants avaient amorcé lundi le nettoyage de la “route des chicanes“, conviant leurs soutiens et les riverains, mais en tenant la presse à l’écart pendant toute la durée du chantier.

(Photo/GF/PressPepper).

Le déblayage s’est fait non sans tension au sein du mouvement très hétérogène des anti-aéroport, notamment au niveau du “Lama fâché“, un “lieu de vie” installé sur la route, qu’une minorité refusait de démonter, selon plusieurs sources.

Interdite à la circulation par le conseil départemental de Loire-Atlantique depuis novembre 2012, la route de 4,5 km allant de Vigneux-de-Bretagne à Notre-Dame-des-Landes était obstruée sur environ trois kilomètres par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tous genres) et était “gardée” quasiment en permanence depuis des cabanes et miradors.

Le dégagement de cet axe, symbolique quant au retour à l’État de droit, avait été exigé par le gouvernement lors de l’abandon du projet d’aéroport. Il en a fait un préalable aux futures discussions sur la redistribution des 1.650 hectares de terres qui conserveront leur vocation agricole.

La préfète avait promis de venir “rouler et marcher” sur cette route avant la fin de la semaine.

Le président (PS) du conseil départemental, Philippe Grosvalet, gestionnaire de la route, a lui prévenu qu’il ne la rendrait à l’usage des riverains qu’après avoir pu y faire “un diagnostic” et “au moins six à huit semaines de travaux“.

AFP

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3 Commentaires

  1. Une séquence de cinéma qui n’était pas nécessaire et dont le coût n’est pas précisé. Que de temps perdu !….

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