samedi 23 mars 2019
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A Notre-Dame-des-Landes (Photo/GF/PressPepper).
A Notre-Dame-des-Landes (Photo/GF/PressPepper).

Manifestation à Saint-Nazaire après cinq interpellations à Notre-Dame-des-Landes

Les gendarmes sont de retour à Notre-Dame-des-Landes, le mardi 22 janvier. Selon le quotidien régional Ouest-France, des gendarmes mobiles et des militaires des compagnies de Nantes et de Châteaubriant ont pénétré dans la zone d’aménagement différée (Zad) au petit matin. Cinq personnes, quatre hommes et une femmes selon Presse-Océan, ont été interpellées dans le cadre d’une enquête préliminaire pour enlèvement et séquestration commis à l’automne 2018, menée par le parquet de Saint-Nazaire.

Lire aussi sur L’Essor : Les quatre enseignements de l’opération de maintien de l’ordre à Notre-Dame-des-Landes

En réaction à l’opération judiciaire, une trentaine de personnes se sont rassemblées pendant une heure devant la compagnie de Gendarmerie de Saint-Nazaire. Une seconde manifestation est prévue ce jeudi matin, à 10h, devant le tribunal de grande instance de cette même ville.

Dissensions

L’enquête judiciaire en cours porte sur des violences aggravées avec incapacité temporaire de travail supérieure à huit jours, enlèvement et séquestration avec libération avant le septième jour et association de malfaiteurs. Ces violences pourraient être liées aux dissensions entre les opposants au projet, abandonné, d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, alors que l’épineuse question de l’attribution des terres agricoles est encore en suspens.

Le site contestataire Nantes Indymedia s’était déjà fait l’écho, en mars 2018, d’une affaire de séquestration sur l’ancienne “Zone à défendre”. Un texte anonyme faisait état “d’occupants gazés, frappés et l’un deux (…) emmené, les mains liés, mis de force dans le coffre d’une voiture”. Selon ce témoignage, la personne sera finalement retrouvée aux urgences hospitalières.

Pour régler leurs différends, les zadistes avaient mis en place leur groupe de médiation, baptisé “le cycle des 12”. Mis en place en 2015, ce système de police et de justice était inspiré de la justice communautaire en vigueur au Chiapas (Mexique).

Lire aussi sur L’Essor : A Notre-Dame-des-Landes, les zadistes font leur propre police (reportage)

Après l’abandon du projet, la Gendarmerie était intervenu massivement au printemps 2018 pour rétablir l’ordre à Notre-Dame-des-Landes. L’opération s’était soldée par 108 blessés chez les gendarmes, la destruction de 211 barricades et 54 interpellations.

G.T.

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