mercredi 25 novembre 2020
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Un gendarme du GIGN avec un pilote de la flottille 33f de la Marine lors d'un exercice de contre-terrorisme maritime (Jean-Marc TANGUY)
Photo d’illustration - Un gendarme du GIGN avec un pilote de la flottille 33F (Jean-Marc TANGUY).

GIGN et commandos marine s’entraînent contre un Bataclan flottant

(Version rectifiée, l’exercice n’a pas eu lieu cette semaine. Il doit se tenir dans quelques semaines.)

Le traditionnel exercice de contre-terrorisme maritime (CTM), réalisé chaque année alternativement en Manche et en Méditerranée, se tiendra dans les semaines à venir au large de Marseille : GIGN et commandos marine vont à nouveau plancher sur le risque d’un Bataclan flottant.

Photo d’illustration (S.D/L’Essor).

Aucun détail n’a filtré sur le volume total de moyens, ou le scénario de cet exercice, nommé « Esterel ».

Depuis les attentats de 2015, et particulièrement ceux du 13 novembre (130 morts et 400 blessés), l’éventualité d’une attaque sur un navire de croisière est sérieusement envisagée.

La Marine a mis en place des équipes de protection des navires à passagers (EPNAP), alimentées notamment par les gendarmes maritimes. La vigilance des pelotons de sûreté maritime portuaire (PSMP) de la Gendarmerie a aussi été renforcée, et leur nombre augmenté. Ces gendarmes pourraient être les primo-intervenants.

Mais, comme à terre, c’est toute une mécanique qu’il a fallu revoir. Le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a ainsi réécrit le plan Piratmer, permettant d’intégrer de nouveaux acteurs, et des logiques privilégiant la réaction rapide à l’attente des moyens spécialisés.

Pour la première fois, une antenne GIGN, celle d’Orange, sera donc intégrée à cet exercice de contre-terrorisme maritime. Ils s’entraînent dans cette perspective depuis des mois. La « maritimisation » de l’antenne de Nantes -nouvellement créée- n’est pas à l’ordre du jour, mais elle semble dans l’ordre des choses.

Pour cet exercice 2017, la Gendarmerie doit engager une grosse cinquantaine de personnels du GIGN et de l’antenne d’Orange. Ses hélicoptères n’ont pas été retenus pour cet exercice, pas plus d’ailleurs que pour la grande répétition, Tartane, qui s’est tenue au large du Var, fin septembre.

Photo d'illustration (GIGN).
Photo d’illustration (GIGN).

Le principal obstacle à l’utilisation des appareils de la Gendarmerie semble se situer à l’état-major des armées (EMA), qui fournit les hélicoptères transportant GIGN et commandos marine.

Pourtant, les rapports parlementaires du budget 2018 les démontrent sans peine, les hélicoptères de la Gendarmerie sont nettement plus disponibles, et en nombre bien plus important, que ceux de la Marine ou des forces spéciales. Ils sont, de surcroît, positionnés à proximité des antennes GIGN, et des possibles zones d’action maritimes.

Ces antennes constituent une première réaction, le temps pour le GIGN de gagner Marseille depuis Satory. Un Transall ou un C-130 de l’armée de l’Air serait nécessaire mais pas facile à trouver. La disponibilité des avions de transport militaire n’est en effet pas meilleure que celle des hélicoptères. Plus que jamais, pour ses projections d’un bout à l’autre du territoire national, le GIGN a besoin de solutions performantes qui pourraient être civiles, en cas d’urgence.

Un sujet qui devra figurer dans la prochaine loi de programmation militaire, et dans les contrats opérationnels des unités de soutien aux forces de contre-terrorisme.

Jean-Marc Tanguy

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2 Commentaires

  1. Crozes

    Il y a bien longtemps que ces scénarios sont envisagés. Bel article. Bien joué 😉

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