lundi 19 août 2019
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La section de recherches de la Gendarmerie de l’air est saisie Photo d'archives (Gendarmerie de l’air).

Crash de deux hélicoptères militaires : cinq officiers de l’armée de terre tués

Les circonstances sur le crash, vendredi matin, au sud du lac de Carcès, de deux Gazelle de l’armée de Terre sont un peu mieux connues.

Dans l’un des hélicoptères, les secours ont retrouvé trois corps et deux autres dans le second hélicoptère, selon la préfecture du Var. L’enquête, confiée au parquet de Marseille, compétent via son pôle chargé des affaires militaires, est menée par la section de recherches de la Gendarmerie de l’air.

Les deux appareils, deux Gazelle de l’École de l’aviation légère de l’Armée de terre (EALAT) implantée au Cannet des Maures, à quelques kilomètres, se sont écrasés –sans doute après s’être percutés–

Les victimes étaient “cinq officiers de l’armée de terre” qui étaient en “mission d’entraînement en vol dans le Var“, a indiqué le Premier ministre dans un communiqué. “L’un des deux (appareils) s’est disloqué et est tombé sur la route départementale, le second, à quelque 150 ou 200 mètres, a brûlé“, a précisé à la presse sur place le préfet du Var Jean-Luc Videlaine, ajoutant que “les causes de l’accident (n’étaient) à l’heure actuelle pas identifiables“.

Apparemment il y aurait eu un télescopage (…) Cet accident est complètement incompréhensible“, a déclaré pour sa part le maire de Carcès, Patrick Genre. Un autre élu présent sur les lieux, le conseiller départemental Jean-Pierre Veran, maire de la commune voisine de Cotignac, assurait qu’aucun accident n’avait jamais eu lieu dans ce secteur “régulièrement survolé” par l’armée, évoquant un “choc effroyable” et des débris “éparpillés“.

“Profond respect”

A proximité immédiate des lieux, deux hélicoptères de gendarmerie participaient encore en fin de matinée à des recherches. Une petite route serpentant dans un bois, près du lac de Carcès, était barrée par des camions de pompiers.

La ministre des armées, Florence Parly, qui a fait part sur Twitter de sa “très vive émotion”, était attendue en début d’après-midi au Cannet des Maures, sur la base d’où venaient les hélicoptères.

C’est avec une grande émotion que le Président de la République a appris ce matin la mort de cinq pilotes d’hélicoptères de l’armée de Terre“, a réagi Emmanuel Macron dans un communiqué, rappelant “son profond respect pour l’engagement de ces officiers qui s’entraînaient afin de se préparer à leurs futures missions“. Le Premier ministre Edouard Philippe a de son côté “salué solennellement la mémoire de ces cinq militaires, leur dévouement et leur engagement au service de la France“.

Photo Wikipédia.

La Gazelle, dont les premiers exemplaires sont entrés en service dans l’armée au début des années 1970, est un hélicoptère léger de reconnaissance et d’attaque de fabrication française.

 

Lire aussi sur L’EssorQuatre morts dans les Pyrénées, le plus grave accident d’hélicoptère de la gendarmerie

Une collision entre les deux appareils selon le procureur

L’hypothèse de travail est celle d’une collision entre les deux appareils“, a déclaré le procureur de Marseille vendredi. Précisant que les deux Gazelle de l’Ecole de l’aviation légère de l’armée de terre (EALAT) du Cannet-des-Maures n’étaient pas équipés de boîte noire, Xavier Tarabeux, le procureur de Marseille, a ajouté que l’hypothèse d’une collision des appareils avec une ligne haute tension était par contre “exclue”. Si la collision en vol est privilégiée, “compte tenu des premiers éléments”, le lieu exact et la raison de cette collision sont par contre inconnus, a ajouté le procureur de Marseille, lors d’un point presse improvisé, aux côtés de la ministre des Armées Florence Parly, sur le tarmac de l’EALAT, devant un hangar déserté par le personnel et dans un silence de plomb. Xavier Tarabeux a précisé que les deux appareils s’étaient écrasés à 600 m de distance, l’un sur la départementale D24, l’autre dans un bois, et que “les pilotes étaient expérimentés, y compris les stagiaires à bord”. Selon l’adjoint au général commandant l’EALAT, ce sont deux instructeurs, avec une grande expérience, de 3.000 à 5.000 heures de vol, qui étaient aux commandes des deux appareils. “Je ne crois pas que ce soit une erreur de pilotage, peut-être une erreur d’inattention, ou un problème mécanique”, avait-il déclaré plus tôt à l’AFP, juste avant ce point-presse. La Gendarmerie des transports aériens (GTA) est compétente pour les enquêtes concernant des aéronefs civils et la Gendarmerie de l’air est compétente pour les aéronefs militaires. Le BEA est chargé des enquêtes pour les aéronefs civils et le BEA-Défense -air des rapports d’accidents concernants les aéronefs militaires. Il est dirigé par un colonel de Gendarmerie, pilote.

L’accident est l’un des plus graves survenus ces dernières années en France. Parmi les précédents, le 20 mai 2016, un hélicoptère de la gendarmerie de Targes s’était écrasé à Cauterets (Hautes-Pyrénées), tuant quatre gendarmes. L’enquête avait conclu à des erreurs du pilote.

Le 25 avril 2009, cinq personnes dont un bébé né en vol et sa mère avaient péri en Corse dans l’accident d’un hélicoptère de la Sécurité civile qui s’était écrasé par mauvais temps dans des montagnes au sud-ouest de Bastia, en tentant de gagner l’hôpital de la ville

L’EALAT forme aussi les pilotes Gendarmerie

Créée en 1957, la base du Cannet des Maures accueille aujourd’hui une des implantations de l’école de l’Aviation légère de l’armée de Terre. Elle regroupe l’état-major de l’école et trois centres de formation, dont la base école général Lejay (BEGL). La BEGL opère 27 Gazelle, 17 Fennec et 13 Puma.

L’EALAT assure également la formation IR (instruments rating) des pilotes de l’armée de l’Air et de la Marine et supervise l’instruction dispensée par la Sécurité Civile et les Douanes dans le cadre des accords passés entre l’ALAT, la Sécurité Civile et la Gendarmerie, pour l’obtention des qualifications de vol aux instruments. Les pilotes de la Gendarmerie sont pour la plupart des anciens de l’ALAT ou de l’aéronavale ou de l’armée de l’air mais sont tous passés par l’école du Cannet des Maures ou de Dax pour leur formation.

Pôle d’excellence en matière de formation des pilotes d’hélicoptère, l’EALAT accueille et forme, dans le cadre de plan de coopération, plusieurs stagiaires étrangers. Une brigade franco-belge existe même à Dax. En effet reconnue au niveau international, aussi bien pour la qualité de la formation dispensée que pour sa modernité, l’EALAT est la vitrine française de l’aérocombat.

Avec AFP

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5 Commentaires

  1. Ami de son pere Gerard Vasselin je presente mes condoleances a sa famille et mon soutien fraternel en souvenir du temps
    passé…

    • Condoléances et messages de soutien aux familles des quatres autres victimes de cet horrible accident…

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