mardi 29 septembre 2020
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Benoît Kandel, l’ancien gendarme qui défie la candidate de Christian Estrosi aux législatives

Benoît Kandel
L’ancien patron des gendarmes des Alpes-Maritimes Benoît Kandel se présente dans la circonscription de Christian Estrosi ( Photo D.C l’Essor)

Certes moins célèbre auprès du grand public que le général Bertrand Soubelet, le colonel ( ER) Benoît Kandel est un autre officier de Gendarmerie qui se lance dans la bataille des législatives. Avec là aussi, un combat qui s’annonce rude, car celui qui se présente comme un “soldat” défie Christian Estrosi sur ses terres.

C’est en effet dans les Alpes-Maritimes, plus spécialement dans la 5 ème circonscription, l’ancienne circonscription de Christian  Estrosi, maire de Nice et ancien ministre, poids lourd de la politique locale, que l’officier en retraite de 56 ans se présente,  soutenu par le Centre National des Indépendants et paysans (CNIP), un parti auquel a appartenu, tient-il à rappeler non sans malice, un certain Jacques Médecin! (*)

Benoît Kandel, chef  d’entreprise n’est pas un novice en politique. Il a en effet été six ans durant premier adjoint en charge de la sécurité au maire de Nice Christian Estrosi avant de se voir “rétrograder” et  privé de ses délégations par ce dernier à la suite de différents entre les deux hommes. Il a également été exclu  de l’UMP en octobre de la même année après qu’on lui a reproché “un rapprochement avec le Front National” consécutif à une rencontre avec Marine le Pen. Il n’a jamais nié cette rencontre informelle avec la présidente du FN mais ne s’en est pas pour autant rapproché.

Il a également été conseiller général dans le douzième canton des Alpes-Maritimes et ne s’est pas représenté. Mais conserve précise t-il d’excellentes relations avec le président du conseil départemental, député et “Monsieur sécurité” des Républicains. “Il a une colonne vertébrale” dit il de lui.

“Il est urgent de restaurer l’autorité de l’état”

C’est pour rentrer en politique que cet officier considéré comme l’un des plus brillants de sa génération et qui était promis aux plus hautes destinées a quitté la Gendarmerie. Après son temps de commandement du groupement des Alpes Maritimes, il devait “remonter” à la direction à Paris mais Christian Estrosi, alors ministre des Dom-Tom lui a demandé de le suivre au ministère des Dom-Tom, comme chargé de mission. L’ancien commandant de compagnie de Pointe-à-Pitre et le mobile ayant servi en Nouvelle-Calédonie et Guyane n’a pas refusé. Dès lors son destin a été lié à celui qu’il défie aujourd’hui dans “sa” circonscription dont il est encore le suppléant pour quelques jours encore.

Pour conquérir les 90000 votants de ce territoire immense allant de la frontière italienne au littoral,  situé pour partie en  ville et dans le moyen et haut pays niçois, l’ancien gendarme devra affronter 14 candidats dont Marine Brenier, investie par “les Républicains” mais en face de laquelle,  “La République en Marche“, n’a pas mis de candidat..

Le colonel Kandel sillonne la campagne avec une permanence mobile. ( Photo DR)

Le  ministre transfuge Gérald Darmanin, a d’ailleurs soutenu publiquement dans la presse la jeune femme de 31 ans lors de sa visite à Nice avec Gérard Collomb.

Face à cette députée sortante qui a comme suppléant à la place de Christian Estrosi un ancien footballeur, José Cobos, adjoint à Nice, Benoit Kandel oppose sa triple expérience, au service de l’état pendant 25 ans, d’élu et de chef d’entreprise.

Pourquoi se lancer dans cette bataille?

” Il n’y a pas de vrai candidat de la droite Républicaine dans cette circonscription” martèle  l’ancien gendarme qui assène  dans son tract de campagne que “Christian Estrosi et  sa marionnette Marine Brenier se sont jetés dans les bras d’Emmanuel Macron”.

Se disant d’une droite humaniste mais ni  butée ni revancharde mais fière de ses valeurs, Benoît Kandel estime que les principes fondateurs de la droite et de la gauche demeurent.

“Il est urgent de restaurer l’autorité de l’état car on est en guerre” assure ce spécialiste de la sécurité et de la défense  qui a implanté “les voisins vigilants” dans les Alpes Maritimes comme patron de la gendarmerie et dans les quartiers de Nice comme adjoint à la sécurité.

Il faut donner un nom à l’adversaire

“L’adversaire, il faut lui donner un nom, c’est le salafisme, et il faut aussi le combattre sur le terrain des idées en s’opposant à la conquête des cerveaux” assène l’officier en retraite qui veut siéger à la commission de la défense et des forces armées .

Fort de son expérience dans la gendarmerie, et de responsable de la police municipale de Nice qu’il a structurée et professionnalisée, Benoît Kandel veut aussi s’occuper des questions de sécurité s’il est élu.

Resté très proche de la gendarmerie, il a d’ailleurs retrouvé son conducteur lorsqu’il était commandant d’escadron à Satory ! Du coup, ce gendarme retraité a repris du service, bénévolement bien sûr, pour son ancien “patron”.

“La gendarmerie rend service au pays, et est complémentaire de la police” dit celui qui voit d’un bon oeil les brigades de contact . “Le premier métier du gendarme, c’est le renseignement” rappelle t-il en précisant qu’il est très attaché à la militarité de l’arme.

Une proposition de loi pour mieux récompenser les réservistes

Convaincu du rôle indispensable des réservistes, il veut que les mérites de ces derniers soient mieux récompensés et d’une manière plus juste et plus équitable. Pour lui, les sous-officiers et officiers de réserve doivent accéder plus facilement à la médaille militaire est aux ordres nationaux.

Ainsi, il va proposer une loi pour modifier les règles d’avancement et l’attribution des décorations qui  pénalisent les réservistes employés du privé qui ne peuvent pas se libérer aussi facilement que les fonctionnaires et qui effectuent moins de jours.

D.C

(*)  Son suppléant est Gilles Renoux, administrateur de société, moniteur de tir, moniteur de ski, et ancien conseiller municipal UMP).

Fils de militaire et Saint-Cyrien

Ce fils d’officier de cavalerie qui a terminé général du cadre spécial et qui est décédé en décembre dernier, a d’abord étudié au lycée militaire avant d’intégrer St-Cyr, dont il est sorti 22 ème. ( Promotion général de Montsabert, la première à 3 ans de scolarité) . A sa sortie de l’EOGN, il a gagné le groupement blindé de gendarmerie mobile de Versailles – Satory, ( GBGM). D’abord comme chef de peloton sur VBC 90 à l’escadron 3/1 puis commandant de l’escadron 4/1 sur AMX 13 puis VBRG. Instructeur commando, il a ensuite été professeur d’ordre public et de maintien de l’ordre à l’école des officiers de Melun. Après cette période d’enseignement, il a commandé la compagnie de Pointe-à-Pitre avant d’intégrer la direction générale à la direction du personnel sous-officiers où il a été en charge des majors et des affaires réservées. Après le collège interarmées de défense ( école de guerre) dont il est sorti 12 ème, il a rejoint le prestigieux bureau du personnel officier “le PO” ou il a été l’adjoint du général Gilles, futur DGGN. Là, il a mis en place les carrières à dominante, la mobilité à 4 ans, et la gestion des hauts potentiels. Puis, il a commandé le groupement des Alpes-Maritimes.

 

 

 

 

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