jeudi 24 septembre 2020
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Gendarmerie de l'air
Gendarmes de l'air sur la base aérienne 113 Saint-Dizier-Robinson de l'Armée de l'air française. Escadron de Chasse Rafale. (Photo d'illustration/ Gendarmerie nationale).

Sabotage sur un avion ravitailleur de l’armée : 3 ans dont un ferme contre un mécanicien

Il avait sectionné 180 fils sur un avion ravitailleur en vol de l’armée française: un mécanicien avion a été condamné, lundi par la chambre des affaires militaires du tribunal correctionnel de Marseille, à trois ans de prison dont deux ans avec sursis. Ce sont les gendarmes de la section de recherches de la gendarmerie de l’Air qui avaient dénoué les fils de l’affaire.

Salarié de l’entreprise privée Sabena Technics, spécialisée dans l’entretien aéronautique, cet homme de 32 ans, avait reconnu en avril avoir volontairement commis ces dégradations sur un Boeing KC 135 qui subissant un contrôle à Nîmes Garons (Gard).

Photo d’illustration (Photo Armée de l’Air).

Mon acte n’était pas prémédité, j’étais très en colère, j’avais perdu le contrôle dans mon cerveau“, avait-il raconté lors de l’audience, le 15 mai.

Son employeur venait de refuser à ce salarié embauché depuis mars 2007 une formation très pointue en matière de radiographie des avions. Les faits avaient été commis le 16 mai 2016, Le salarié et son équipe intervenant sur l’appareil, l’un des quatorze avions ravitailleurs en vol de l’armée française.

La section de recherches de la gendarmerie de l’Air avait assez vite abandonné l’hypothèse d’un acte terroriste pour s’orienter vers un différend entre un salarié et un prestataire de services.

Dans son réquisitoire, le procureur Etienne Perrin avait souligné combien l’affaire avait préoccupé les services du renseignement militaire pouvant redouter l’existence d’un individu à même de mettre en danger l’action militaire.

Le tribunal a condamné le prévenu à verser 20.000 euros de dommages et intérêts à l’agent judiciaire de l’Etat dont l’avocat Me Bruno Lombard avait souligné que “les forces stratégiques avaient été obérées dans leur efficacité“.

Partie civile, Sabena Technics s’est vu allouer 135.703 euros de dommages et intérêts, une inspection minutieuse de plusieurs appareils présents sur la base ayant due être conduite.

Licencié en juin 2016 à la suite d’une altercation avec un cadre supérieur de Sabena Technics, le mécanicien-avion a reconnu “une grosse bêtise“. Pour son avocat, “ce n’est pas un terroriste, ce n’est pas un saboteur il a eu un moment de haine“.

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