mardi 29 septembre 2020
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Une centaine d'agents de la police municipale de Nice, la première en effectifs de France, ont manifesté vendredi, selon Force ouvrière, contre un projet de réorganisation les privant d'une partie de leurs week-ends de repos, la mairie dénonçant de son côté l'action d'une "minorité d'agitateurs".

Fronde à la police municipale de Nice

Fronde à la police municipale de Nice
Photo d’illustration (S.D L’Essor).

Une centaine d’agents de la police municipale de Nice, la première en effectifs de France, ont manifesté vendredi, selon Force
ouvrière, contre un projet de réorganisation les privant d’une partie de leurs week-ends de repos, la mairie dénonçant de son côté l’action d’une “minorité d’agitateurs”.
“Moins de 7% des agents sont grévistes”, a souligné Monique Baylet, directrice adjointe des services de la ville, rappelant que la municipalité avait mis sur la table une prime de 900 euros/an par agent et prévu une aide pour les agents dont la réforme pourrait désorganiser la vie de famille. “Ils étaient seulement une quarantaine de policiers municipaux à manifester, certains venus en famille”, a-t-elle ajouté.

Une première depuis 45 ans

“A ma connaissance, la police municipale de Nice n’a jamais fait grève en 45 ans”, a de son côté souligné Elodie Roux, secrétaire générale Force Ouvrière des agents territoriaux de Nice et sa métropole.
“Beaucoup d’agents n’en dorment plus. Cela met en péril l’équilibre de leur foyer. Certains sont familles monoparentales, divorcés ou avec un conjoint travaillant à l’hôpital ou de nuit. Le principe d’un week-end (de repos) sur deux c’est vraiment pour se ressourcer familialement, surtout que depuis deux ans, les policiers travaillent dans des conditions modifiées par l’actualité”,
a-t-elle ajouté.

Le malaise couve depuis longtemps

Selon nos informations, le malaise couve depuis longtemps au sein de la Police Municipale de Nice et beaucoup d’agents évoquent à mots couverts un problème de management au niveau de  la direction générale de la sécurité, le service qui coiffe la Police Municipale. Dans une ville dont l’ancien maire et premier adjoint, Christian Estrosi a été le président de la commission consultative des polices municipales au niveau national jusqu’en novembre dernier, cette fronde fait désordre.
La ville de Nice, déjà championne des caméras de vidéosurveillance, veut déployer sur le terrain 130 à 230 fonctionnaires 7 jours sur 7, contre 60 à 90 aujourd’hui. Elle veut aussi recruter 130 personnes, pour porter à 550 les effectifs de sa police municipale et déployer un policier municipal dans chaque école primaire, une mesure critiquée par plusieurs syndicats de l’éducation (CGT, FSU, Unsa) et la principale fédération de parents d’élèves FCPE, qui dénoncent une “surenchère sécuritaire”.
Près de 7 millions d’euros de plus seront consacrés chaque année à la police municipale, en sus du budget actuel annuel de 29 millions d’euros, selon la mairie. Celle-ci souligne que cet effort répond à l’attente des Niçois et aux préconisations d’un audit de sécurité mené par une société israélienne spécialisée.

D.C avec AFP

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