dimanche 27 septembre 2020
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Un nourrisson décède en marge d’une nouvelle flambée de violence à Mayotte

Le parquet de Mamoudzou vient d’ouvrir une enquête sur le décès d’un nourrisson, mort alors que des violences urbaines faisaient rage à Kahani, dans l’ouest de l’île de Mayotte.

Ce vendredi 28 février, ce nourrisson, qui souffrait de problèmes respiratoires, est mort après avoir, selon sa famille, inhalé des gaz lacrymogènes. Selon la presse locale, un projectile de gaz serait tombé dans une cour familiale. Le décès est en effet intervenu après que le bourg ait été la proie d’une nouvelle flambée de violences. Le procureur, Camille Miansoni, a indiqué avoir ouvert une enquête. “Mais, ajoute ce magistrat, aucun élément ne permet pour le moment de rattacher son décès à l’inhalation de gaz”.


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Machettes et bâtons à clous

Ce vendredi matin, les quatre gendarmes mobiles et trois départementaux postés devant le lycée de Kahani ont dû faire face à de jeunes voyous très agressifs. Les militaires, rejoints ensuite par des renforts, ont dû intervenir à plusieurs reprises alors que les agresseurs visaient un bus rempli d’élèves. Le lycée avait déjà, rapporte La 1ere, déploré des affrontements dans l’enceinte scolaire cette semaine, du fait de personnes extérieures à l’établissement. Des événements inquiétants qui avaient alors poussé une partie du personnel du lycée à exercer son droit de retrait.

Selon Streetpress, une dizaine de jeunes cagoulés et armés de bâtons à clous ou autres machettes auraient attaqué le pôle d’échange des bus scolaires. Ces derniers auraient également, toujours selon le même magazine, visé les militaires avec de très grosses pierres. Un scénario malheureusement bien connu des gendarmes. L’île de Mayotte est le théâtre de violences répétées depuis plusieurs mois, commises par des jeunes qui s’en prennent, pêle-mêle, aux lycéens, forces de l’ordre ou citoyens. En septembre 2019, le 13e rapport du Haut comité d’évaluation de la condition militaire s’était inquiété des violences commises en outre-mer. “La situation outre-mer est particulièrement inquiétante, écrivait le Haut comité. 21 % des agressions y ont lieu alors que ces territoires ne regroupent que 5,5 % de la population dont la Gendarmerie à la charge.”

Lire aussi: Les gendarmes confrontés de plus en plus à des violences

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