dimanche 27 septembre 2020
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Saint-Barthélémy (Pixabay).

Johnny : un gendarme de St-Barth le décrit comme agréable et discret

A Saint Barth, l’émotion est grande à l’annonce de la disparition de Johnny Hallyday, le “rocker à patte de velours” qui y vivait un quotidien de simplicité et d’amitiés et qui y sera inhumé dans l’intimité dans le petit cimetière de Lorient ce lundi. La Gendarmerie, a mis en place un important dispositif de sécurité à l’arrivée de sa dépouille qui a été transportée au funérarium de la petite île. Les habitants ont d’ailleurs pu se recueillir devant son cercueil.

Le chanteur y était encore l’été dernier, et avait promis de revenir en mars, se rappelle le président de la Collectivité de Saint-Barthélemy, Bruno Magras. “C’est une grosse perte pour la France en général et Saint-Barthélemy en particulier”, dit-il.

“Il m’a confié à plusieurs reprises qu’il souhaitait être enterré à Saint-Barth, “ a déclaré M. Magras. Tous avaient eu l’occasion de croiser le couple Hallyday, à la plage, au supermarché ou dans un restaurant ou bar branché. Depuis qu’il avait bâti sa villa sur les hauteurs du quartier de Marigot, en 2008, le rocker faisait partie du paysage de l’île.

Chacun y va de son souvenir, comme Éric, qui travaille dans un grand hôtel : “l’an dernier, Johnny était venu à l’hôtel; il paraissait très maigre, à côté de sa femme magnifique”. Sollange l’avait croisé au supermarché: “Il poussait son caddie, avec sa femme. Je voulais voir ce qu’il avait acheté, mais le caddie était vide, il venait d’arriver. J’étais surprise qu’il fasse ses courses lui-même…”

Un gendarme de l’île raconte : “Il était toujours agréable et discret, sa compagne très souriante. Il ne demandait jamais de passe-droit”.

Carole Gruson, propriétaire du Ti Saint-Barth, restaurant cabaret dans lequel il avait ses habitudes, est abattue à l’annonce de sa mort. “Ils sont venus au Ti fêter les 35 ans de Læticia, la première fois. Ensuite, il venait deux fois par semaine. C’est comme ça qu’on a sympathisé. Il avait une grandeur d’âme, c’était quelqu’un d’hypersensible”, raconte-t-elle, “c’était un rocker à patte de velours… Très touchant, tout comme Læticia, qui le protégeait beaucoup. Elle a vraiment été son garde-fou ces dernières années”.

La générosité de la star est aussi dans toutes les mémoires : en septembre, après le passage du cyclone Irma, le chanteur, qui avait quitté l’île quelques jours plus tôt, avait ouvert sa maison aux sinistrés. Malheureusement la villa était trop endommagée pour pouvoir accueillir des habitants sans risque.

“le Vendredi 13”

Les habitants de Saint-Barthélemy ont pour habitude de se comporter avec les stars comme avec tout un chacun, et c’est aussi pour cette raison que ces dernières aiment l’île, fait-on remarquer. “Il pouvait se balader tranquillement, il menait une vie conviviale, et n’était pas cloîtré dans sa villa”, poursuit Carole Gruson. “Il participait à la vie de Saint-Barth. L’été dernier, nous avons fêté les 20 ans de mon fils chez lui. C’est un souvenir qui restera gravé.” Bruno Magras se rappelle bien sa première rencontre avec Johnny Hallyday. “C’était dans les années 70, il est arrivé avec son ami Joe Dassin sur un bateau qui s’appelait +Le Vendredi 13+. Ensuite, il est reparu sur l’île en 2006, puis a fait construire sa maison. Chaque fois qu’il venait, il m’invitait à dîner chez lui, le courant était bien passé. Il était tombé amoureux de l’île.”

L’île peut lui en être reconnaissante : “Grâce à lui et Læticia, le mois d’août est devenu un mois d’exception. Ils ont fait venir beaucoup de monde qui, avant, préférait le sud de la France, Saint-Tropez… C’est pour ça qu’on a créé le Saint-Barth family festival, où il m’a même fait l’honneur de chanter”, dit Mme Gruson.

Avec AFP 

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