dimanche 9 mai 2021
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Le chef d'escadron Laurent Rougès, commandant de la compagnie de Vauvert et le lieutenant Anthony Lahmal, patron de la BR de Vauvert (Crédit photo/Guillaume Mollaret).

Traite d’êtres humains, 1.500 cambriolages, 7 incarcérations… la BR de Vauvert boucle une enquête hors-normes

“C’est une enquête hors-normes pour une compagnie comme la nôtre.” Le chef d’escadron Laurent Rougès, commandant de la compagnie de Vauvert (Gard) en convient aisément, l’envergure de l’enquête portant sur une traite des êtres humains et –au bas mot- 1.500 cambriolages que vient de boucler la brigade des recherches gardoise revêt une ampleur qu’on lui laisse d’habitude peu loisir de mener de bout en bout.

Deux adolescentes auraient été vendues par leurs parents

Tout est parti, en septembre dernier, d’un flagrant délit de cambriolage constaté par la brigade territoriale de Bernis (Gard) dans la commune de Vergèze. Deux adolescentes mineures françaises -on apprendra qu’elles auraient été vendues entre 40.000 et 80.000 euros par leurs parents à de la famille éloignée dans le but de voler- sont interpellées.

Le mode opératoire laisse penser aux enquêteurs qu’un réseau se cache derrière ces jeunes filles vivant dans le village des Angles, sur une aire de gens du voyage.

Depuis cette lisière du Delta du Rhône, le gang rayonne en fait de Perpignan à Cannes, au rythme moyen de 10 cambriolages par jour… 1500 en 5 mois. Les scellés exposés par les gendarmes font apparaître 1.100 bijoux pour 6,5 kilos d’or ainsi que des montres de collection.

Evidemment, de nombreux biens ont probablement été écoulés… On a remonté jusqu’à la tête du réseau en région parisienne”, poursuit le lieutenant Anthony Lahmal, patron de la BR de Vauvert, passé par le groupement d’observation et de surveillance (GOS) d’Ile-de-France.

180 gendarmes mobilisés

Parce que le travail mené localement remonte rapidement aux commanditaires, la juge d’instruction laisse à la BR le soin de mener jusqu’à l’arrestation lundi 12 mars des personnes présumées commanditaires.

Sur les deux opérations d’arrestation, en janvier dans le Gard, et en mars à Paris, un total de 180 gendarmes ont été mobilisés. Du côté de la BR, ce sont cinq enquêteurs qui, H24, ont mené l’enquête. Elle se poursuit notamment sur le volet financier. Une information judiciaire pour “vol aggravé, association de malfaiteurs et traite des êtres humains” est ouverte auprès d’une juge d’instruction de Nîmes.

Dans ce dossier, 7 personnes sont actuellement incarcérées.

Guillaume Mollaret

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