mercredi 30 septembre 2020
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Image d'illustration (Photo : Flickr/Creative Commons).
Image d'illustration (Photo : Flickr/Creative Commons).

Les brigades nautiques de Marseillan et de Saint-Cyprien en action après le drame de Mirepoix-sur-Tarn

La Gendarmerie a engagé ses spécialistes des brigades nautiques sur l’effondrement du pont suspendu de Mirepoix-sur-Tarn. Les unités de Marseillan (Hérault) et de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) ont participé au dispositif de recherches et de constatations subaquatiques.

Ce pont qui n’était pas répertorié comme un ouvrage sensible s’est effondré ce lundi 18 novembre. Un poids lourd de plus de 50 tonnes s’y était engagé. Le drame a fait deux victimes, le chauffeur du camion et une jeune fille de 15 ans qui franchissait le pont en voiture avec sa mère au moment de l’accident.

Le corps de la seconde a pu être rapidement repêché. Celui du premier a été retrouvé grâce à l’action des plongeurs chevronnés des brigades nautiques, révèle le site Actu.fr. Les militaires ont, par ailleurs, réalisé toutes les constatations d’usage sur le véhicule, au profit de la section de recherches de Toulouse, chargée de l’enquête judiciaire. Après quoi, ils ont contribué à l’extraction du poids lourd immergé dans le Tarn.

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Une intervention périlleuse

L’intervention des gendarmes “s’est déroulée dans des conditions périlleuses”, souligne la Gendarmerie. Le débit de la rivière était en effet de 200m3/seconde, et la visibilité nulle. Confrontés à des “objets tranchants” les militaires ont, malgré tout, localisé et extrait le chauffeur du poids-lourd. Son corps était dans la cabine, elle-même déformée par la chute. “Un assistant de conduite de marque Coyote et un chronotachygraphe retrouvés dans le camion, ont été transmis à l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale pour exploitation“, indique le groupement de l’Hérault dans un post publié sur Facebook.

Les plongeurs des brigades nautiques de la Gendarmerie sont spécialistes de la recherche d’ADN et d’empreintes digitales sous l’eau. Techniciens d’investigation subaquatique, ils y réalisent également tous types de prélèvement ou de prises de vues. Ils exécutent à la fois des missions de police administrative (protection et sécurité des biens et des personnes) et des missions de police judiciaire (constatation des infractions à la loi pénale).

Plongeurs au sein des brigades nautiques : une sélection exigeante

Les plongeurs interviennent également lors des catastrophes naturelles pour venir en aide aux personnes sinistrées. Leur formation, dispensée au centre national d’instruction nautique de la gendarmerie (Cning) à Antibes, est aussi exigeante que sélective. Lors de la dernière session pour la zone Occitanie et Paca, trois gendarmes seulement ont été sélectionnés, rappelle France 3. Outre de solides compétences techniques, leurs missions réclament en effet une excellente condition physique et une grande résistance en milieu hostile. 

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