mercredi 24 avril 2019
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Illustration (MG/L'Essor).

Disparus de Mirepoix: le couple de suspects mis en examen

Le couple placé en garde à vue lundi dans le cadre de l’enquête sur les “disparus de Mirepoix” a été mis en examen mercredi soir à Toulouse par un juge d’instruction pour “assassinat et meurtre en concomitance d’un autre crime”. Le premier chef vise la mort de Christophe Orsaz, un paysagiste de 46 ans, le second celle de sa fille Célia, 18 ans, précise France 3 Occitanie qui a révélé l’information. Tous deux avaient disparu depuis six mois en Ariège.  

Le scénario du drame

Le scénario de ce drame a été détaillé mercredi par le procureur de la République de Toulouse, Pierre-Yves Couilleau. Le magistrat s’exprimait lors d’une conférence de presse en présence du commandant de la section de recherches de Toulouse, le colonel Philippe Coué. 

Lire aussi sur L’Essor: Quatre gardes à vue dans l’enquête sur les “disparus de Mirepoix”

“Sous couvert de fausses identités et sous le faux prétexte de lui confier leurs travaux”, les deux suspects, Marie-José M. et Jean-Paul V. ont “tendu un guet-apens à Christophe Orsaz”, a-t-il expliqué. Selon les déclarations des suspects, lorsque Christophe Orsaz était descendu de son véhicule pour ce qu’il croyait être un rendez-vous de travail, ils “s’étaient munis de barres de fer et (l’)avaient, l’un comme l’autre, frappés à mort”. 

La jeune fille abattue à bout portant

Le couple ignorait la présence dans la voiture de Célia, que son père avait prévu de déposer ensuite à la gare de Pamiers.  Alors qu’ils s’en “prenaient tout deux à Christophe Orsaz, ils percevaient les cris de Célia, dont ils découvraient à l’instant la présence”. “Enfermée dans la voiture de son père”, la jeune fille “hurlait”. Jean-Paul V. “parvenait à rentrer dans le véhicule” et s’emparait de la jeune fille qu’il ligotait et disposait à l’arrière après lui avoir bandé les yeux. 

Il prenait ensuite “le volant en direction de Picaucelle, suivi par son propre véhicule“, conduit par Marie-José M.  Une fois sur place, “l’homme s’emparait d’un fusil de chasse dissimulé dans le coffre de son propre véhicule, entrainait la jeune fille dans le bois avant de lui tirer dessus, à bout portant, à hauteur de la tête”.  

Des explication qui varient

Les corps du père et de sa fille ont été retrouvés mardi, “sur la commune de Belesta et dans le département de l’Aude dans la forêt de Picaussel. Le corps de Christophe Orsaz a été retrouvé dans une fosse d’aisance et celui de sa fille Célia était enterré dans les bois”, a détaillé le procureur.

Au fil de sa garde à vue, le couple a varié dans ses explications. Ainsi, ils ont d’abord expliqué  avoir décidé de “donner une correction”, sans intention homicide au paysagiste. Dans une deuxième version, ils ont reconnu avoir imaginé le crime dès le mois d’octobre 2017, repérant dès cette époque des lieux isolés, mesurant même le diamètre de l’ouverture de la fosse d’aisance pour “s’assurer de sa compatibilité avec le passage d’un corps”.

 

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