mercredi 30 septembre 2020
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(Photo d'illustration (S.D/L'Essor).

Profanation dans un cimetière de l’Aude : un SDF de 41 ans interpellé par les gendarmes

Un homme sans-abri de 41 ans, confondu par son ADN, sera jugé en septembre au tribunal correctionnel de Carcassonne après la profanation, en mai dernier, d’un caveau dans le cimetière de Capendu dan l’Aude, a-t-on appris dimanche auprès de la gendarmerie.

Dans la nuit du 30 au 31 mai, deux cercueils avaient été éventrés à coup de pied de biche ou de masse dans un caveau familial, les crânes et ossements en avaient été sortis avant d’être retrouvés à la sortie du cimetière de cette petite commune de l’Aude.

Les gendarmes de la brigade de Trèbes et de la brigade des recherches de Carcassonne s’étaient vu confier l’enquête ouverte pour profanation.

Ils avaient rapidement écarté les motifs raciste et religieux en raison de l’absence d’inscriptions dans le cimetière. Sur les lieux, des prélèvement réalisés par la police scientifique ont permis d’identifier un ADN correspondant à un homme, âgé de 41 ans, déjà condamné pour “vol, violences et pour des infractions liées aux stupéfiants“, a précisé dimanche l’officier de communication du groupement de gendarmerie.

Le suspect, qui est sans domicile fixe, a finalement été interpellé mercredi en début de soirée. Après 48 heures de garde à vue, il a été déféré devant le parquet de Carcassonne, remis en liberté et convoqué au tribunal correctionnel de Carcassonne le 19 septembre.

Le mobile de cet acte reste flou, selon les gendarmes. Aucun lien n’a été établi entre le suspect et la famille enterrée dans le caveau.

Le 31 mai au matin, deux crânes “posés de manière ostensible” à l’extérieur du cimetière avaient été retrouvés par un habitant venu se recueillir. Le reste des squelettes a été découvert plus tard dans la journée par les enquêteurs dans une fosse. Dans le caveau visé reposait un couple d’origine espagnole, sans descendance directe, dont la famille ne vit plus dans la région depuis plusieurs années mais qui avait pu être prévenue, avait indiqué le maire de la commune Jean-Jacques Camel, qui avait alors dénoncé un acte “infâme” et “gratuit“.

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