vendredi 25 septembre 2020
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Véhicule d'identification criminelle de la gendarmerie (Photo d'illustration L'Essor).
Véhicule d'identification criminelle de la gendarmerie (Photo d'illustration L'Essor).

Aude : deux crânes sortis de leurs cercueils, les squelettes volés

Deux cercueils ont été ouverts, des ossements volés et les crânes des défunts ont été retrouvés mercredi matin à la sortie du cimetière de Capendu dans l’Aude. Une enquête pour profanation a été confiée à la brigade de gendarmerie de Trèbes, la brigade de recherche de Carcassonne, avec un renfort de l’investigation criminelle. Trois techniciens de la gendarmerie se sont rendus sur place.

On ne privilégie aucune hypothèse“, a déclaré le colonel Sébastien Gay, commandant du groupement de l’Aude. Seule la profanation à caractère raciste ou religieux devrait être “a priori” écartée, en raison de l’absence d’inscription dans le cimetière, a-t-il commenté.

Deux crânes “posés de manière ostensible” à l’extérieur du cimetière ont été retrouvés par un habitant venu se recueillir mercredi vers 8h, a précisé Frédéric Jamilloux, officier de permanence du groupement à Carcassonne.

Un caveau a été ouvert et les deux cercueils qu’il renfermait ont été “fracassés” et éventrés à coups de pied de biche ou de masse. Ils ont été entièrement “vidés des squelettes” qui ont été volés, à l’exception des crânes posés à l’entrée du cimetière, a-t-il ajouté.

Dans le caveau visé, reposait un couple d’origine espagnole, sans descendance directe, dont la famille ne vit plus dans la région depuis plusieurs années mais qui a pu être prévenue de la profanation, a déclaré le maire de la commune Jean-Jacques Camel. Le dernier des époux défunts a été inhumé en janvier 2000, selon René Miralles, conseiller municipal de Capendu qui s’est rendu sur place. “C’est infâme mais gratuit“, s’est indigné le maire, qui s’est dit “très en colère” mais “un peu démuni“.

Pour un village comme Capendu, “c’est impensable, cela n’est jamais arrivé, c’est plus que morbide, on a tous de la famille dans ce cimetière très laïc“, a-t-il ajouté. “Il faut que l’enquête soit faite pour tranquilliser les gens, maintenant que le mal est fait“, a souligné l’édile.

Plusieurs personnes vraisemblablement” ont commis cette profanation dans la nuit de mardi à mercredi, a précisé la gendarmerie, qui écarte également “a priori” la piste de pilleurs de cercueils en raison des origines modestes des défunts.

Aucune autre dégradation ni effraction n’a été constatée dans ce vieux cimetière de 800 m2, dont les portails sont fermés mais qui reste accessible la nuit par un portillon. Entouré de vignes et à l’écart du bourg de 1.600 habitants, le cimetière comporte également deux extensions plus récentes.

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