L'Essor

Huit escadrons de gendarmerie mobile mobilisés pour le référendum en Nouvelle-Calédonie

Photo d'illustration (Crédit photo: Services du premier ministre).

Photo d'illustration (Crédit photo: Services du premier ministre).

Ce dimanche 4 novembre, la Nouvelle-Calédonie a voté “Non” à l’indépendance à 56,4%. Pour sécuriser ce scrutin, la Gendarmerie a mobilisé sur place huit escadrons de gendarmerie mobile. Une mission de sécurisation du référendum planifiée depuis un an. Le directeur générale de la Gendarmerie, Richard Lizurey, avait partagé, à la mi-octobre à l’Assemblée nationale, sa confiance dans les opérations à venir en Nouvelle-Calédonie. “Elle est bien préparée et ne présente pas de difficultés”, avait-il souligné.

Quelques débordements

De fait, s’il y a eu des débordements dimanche soir, après l’annonce des résultats du référendum, ils sont restés mesurés et, surtout, contenus. Le média polynésien “La 1ère” faisait état de plusieurs incidents. Ainsi, sept voitures auraient été incendiées au nord de Nouméa. Deux caillassages sont également à déplorer, le premier à l’encontre de la police municipale de la capitale de la Nouvelle-Calédonie et le second à Rivière-Salée. Les gendarmes sont intervenus dimanche soir pour fermer la route principale 1, aux abords de la tribu de Saint-Louis, en banlieue de Nouméa. Cinq véhicules blindés à roues de la Gendarmerie, un hélicoptère et 65 gendarmes ont été mobilisés pour sécuriser l’axe routier. Les militaires sont intervenus sur cette route après le blocage de la chaussée par des pneus enflammés.

La fermeture de la route a suscité la colère d’une association locale, l’association Citoyen mondorien. Elle se bat contre l’enclavement du Mont-Dore. Elle a appelé à une manifestation, devant les locaux de la brigade territoriale de Plum, ce lundi 5 novembre à 11h.


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