jeudi 4 mars 2021
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Les chiens dressés à détecter la Covid sont des bergers malinois et allemands ou des labradors (Photo: Institut Curie)
Les chiens dressés à détecter la Covid sont des bergers malinois et allemands ou des labradors (Photo: Institut Curie)

Des chiens de la Gendarmerie formés à détecter la Covid-19

Ils s’appellent Eliot ou Marvel et sont membres des brigades canines de la Gendarmerie en Nouvelle-Aquitaine et des sapeurs-pompiers de Gironde. Ces chiens s’entraînent depuis le 4 janvier à détecter la Covid-19 en sentant la sueur humaine.

Un labrador et quatre bergers malinois et allemands font ainsi partie du projet Cynocov présenté vendredi à la presse. L’étude est menée par le CHU de Bordeaux en association avec Ceva santé animale. Ce laboratoire vétérinaire est le premier sur son secteur en France, le cinquième mondial.

“Les chiens arrivent à détecter 95% des cas positifs”

L’expérience se déroule dans un centre de formation dédié situé au siège de Ceva, à Libourne. A raison de quatre matinées par semaine, les chiens s’exercent à repérer la maladie sur des compresses de transpiration. Ces dernières sont prélevées pendant dix minutes sous les aisselles de personnes positives, en début d’infection. “Ils détectent des matières organiques de dégradation issues de l’infection”, dénuées d’expression virale, précise-t-on chez Ceva.

Et la méthode porte ses fruits. “En moyenne, les chiens arrivent à détecter 95 % des cas positifs au Covid-19”, affirme le professeur Grandjean, de l’École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort, à l’origine du projet. Les canidés possèdent en effet une immense “bibliothèque olfactive”, déjà utilisé par exemple pour la détection de certains cancers.

Leur aptitude à détecter la Covid dans toutes ses composantes (formes graves ou non graves, forme courante ou variant, sujets symptomatiques ou asymptomatiques) devra néanmoins être démontrée au cours d’une étude clinique prévue d’ici deux à quatre semaines. Si elle s’avère concluante, l’outil pourra être déployé. Il servira à “cibler les besoins en dépistage de confirmation” par le test PCR. Pour Thierry Pistone, infectiologue au CHU de Bordeaux, il s’agit d’apporter une “solution complémentaire” à l’heure où l’“on a besoin d’une offre de dépistage élargie, rapide et non invasive”. Le gouvernement prévoit en effet de tester massivement la population, notamment dans les écoles, les Ehpad et les aéroports.

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Avec le renfort des canidés, le processus s’en trouverait considérablement facilité en matière “d’acceptabilité et de réactivité”, estime ainsi le Pr Denis Malvy, membre du conseil scientifique, cité par nos confrères du Point.

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