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vendredi 16 avril 2021
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Un homme a agressé un gendarme à Marennes sur l'Île d’Oléron. Il a été condamné par le tribunal de La rochelle ce jeudi 24 décembre.

18 mois de prison pour l’agresseur d’un gendarme à Marennes

Dix-huit mois de prison dont dix assortis du sursis probatoire. Un jeune homme de la communauté des gens du voyage a été condamné le 24 décembre par le tribunal judiciaire de La Rochelle. Il comparaissait pour l’agression, le 22 décembre, sur un gendarme à Marennes (Île d’Oléron). Une agression qui aurait pu virer au drame, la victime ayant esquivé de peu un coup de couteau porté au niveau de la carotide.

Une estafilade de plusieurs centimètres au visage

Ce jour-là, le militaire rentre chez lui pour sa pause du déjeuner. En repartant travailler, il ramasse une pochette qui trainait par terre dans le lotissement où il habite. A l’intérieur, il trouve une canette de bière, une noix de coco et un rasoir. Il la prend avec lui dans sa voiture avec l’intention de la déposer dans une poubelle. C’est alors que le prévenu, un certain Antoine, surgit en hurlant “Oh voleur”. Avec son vélo, il percute le véhicule du militaire, attrape ce dernier par le col et menace de le tuer avant de tenter de lui porter un cou au visage à l’aide d’un canif. Le gendarme parvient à éviter le coup, mais reçoit tout de même une estafilade de plusieurs centimètres sur la partie gauche du visage.

Interdiction de paraître dans le lotissement de Marennes où réside sa victime

“J’ai vu rouge”, explique Antoine à la barre qui reconnait avoir proféré des menaces. Mais “chez nous les mots n’ont pas le même sens”, tente-t-il de dédramatiser. Des propos ambivalents compte tenu de la gravité des faits, note la vice-procureur de la République lors de ses réquisitions. Pour elle “le prévenu n’est pas malade sur le plan mental, mais il n’a pas été éduqué à la vie en société”.

Lire aussi: Il avait jeté son attestation au visage d’un gendarme : 70 heures de TIG

Le ministère public requiert dix-huit mois de prison, dont huit avec sursis, ainsi qu’un mandat de dépôt. La défense plaide une peine entièrement assortie du sursis. A l’issu du délibéré, le tribunal ne prononce pas de mandat de dépôt mais condamne Antoine à 18 mois de prison, dont 10 avec sursis. Il a également l’interdiction de paraître dans le lotissement de Marennes où réside sa victime et de rentrer en contact avec elle. Selon Sud-Ouest, il a par ailleurs l’obligation de suivre des soins, de se former ou de travailler et devra indemniser sa victime.

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