lundi 14 octobre 2019
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Routot
De gauche à droite Benjamin Michel, Sandrine Michel, Agnès Poper et Alexia Michel. Au second plan, Pascal Fossé, lieutenant et ancien commandant de la brigade de Routot. Photo Stéphane Fouilleul, L'Eveil de Pont-Audemer

Eure : une caserne prend le nom de Charles Poper, gendarme et résistant

La Gendarmerie de Routot (Eure) porte désormais officiellement le nom de l’adjudant-chef Charles Poper. Ce gendarme mort en 2003 avait commandé cette brigade. Il est surtout célèbre pour avoir été en même temps le chef du maquis Surcouf.

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La nouvelle caserne a été baptisée à son nom ce 20 septembre 2019. La cérémonie s’est déroulée en présence de sa nièce, de sa petite-nièce, de son arrière-petit-neveu et de son arrière-petite-nièce. Le général Bruno Arviset, commandant de la région Normandie, a présidé l’inauguration aux côtés d’élus, dont Hervé Morin, président de la région Normandie et ancien ministre de la Défense.

À cette occasion, la rue menant à la brigade a été également rebaptisée au nom du colonel Arnaud Beltrame. Dans les faits, la brigade, qui fait partie de la compagnie de Pont-Audemer, accueille 23 militaires depuis 2017. Mais elle n’avait jamais été inaugurée.

De nombreux élus étaient présents dont Hervé Morin, président de la région et ancien ministre de la Défense Photo Stéphane Fouilleul, L’Eveil de Pont-Audemer.

L’ancienne gendarmerie de la route de Pont-Audemer, qui a accueilli les gendarmes de 1968 à 2017, a été vendue, précise L’Eveil de Pont-Audemer. Le journal local a consacré un reportage à cette inauguration.

Son épouse était aussi résistante

Originaire de l’Allier où il était né le 28 mars 1906, Charles Poper est entré dans la Gendarmerie en 1932. Il a servi dans les brigades de Pont-Audemer, Routot et Villers-sur-Mer (Calvados). Il a également servi à deux reprises en Tunisie. Le gendarme a achevé sa carrière comme adjudant-chef dans la banlieue lyonnaise à Givors (Rhône) après un passage à Bressuire (Deux-Sèvres).

En 1942, alors maréchal des logis-chef à la brigade de Pont-Audemer, il s’engage dans la Résistance. Quelques mois plus tard, il prend le commandement de la brigade de Routot.  Il devient clandestinement le chef de la section locale du maquis Surcouf et prend le nom de “Paul 1”.

 

Agent de renseignements, instructeur des maquisards aux côtés desquels il combat, le gendarme participe au sabotage d’une rampe de lancement d’avions-torpilles. Obligé de se cacher après avoir été démasqué en juillet 1944, le militaire intègre en août 1944 un régiment des Forces françaises de l’intérieur (FFI). Il devient alors capitaine dans l’Armée secrète. Il est rejoint dans la résistance par son épouse, Henriette. Agent de liaison, cette dernière devient la trésorière générale au bureau de l’intendance d’un bataillon de FFI.

Charles Poper est décédé le 13 août 2003 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), à l’âge de 87 ans. Le gendarme repose au cimetière du Vésinet. Son épouse est morte en 1989. Il a alors été recueilli par sa nièce, Agnès, chez laquelle il a vécu 17 ans. “Quand on m’a téléphoné pour m’annoncer cet hommage, j’ai ressenti beaucoup d’émotion” a confié cette dernière à L’Eveil de Pont-Audemer.

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