mercredi 21 octobre 2020
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Illustration (MG/L'Essor).

Incidents entre forces de l’ordre et surveillants devant la prison de Fleury-Mérogis

Des incidents ont éclaté vendredi matin entre forces de l’ordre et surveillants pénitentiaires devant la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), au quatrième jour de la mobilisation nationale des gardiens pour de meilleures conditions de sécurité, a constaté une journaliste de l’AFP.

Alors que les gardiens bloquaient l’accès à la plus grande prison d’Europe, les gendarmes mobiles ont forcé le passage peu après 7H et tiré des gaz lacrymogènes pour évacuer les 150 manifestants.

La veille, 123 détenus avaient refusé de regagner leurs cellules après la promenade de la mi-journée, avant de les réintégrer dans le calme, encadrés par des équipes d’intervention, selon la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP). Six prisonniers, considérés comme les meneurs du mouvement, ont été envoyés en quartier disciplinaire, selon une source syndicale.

Vendredi, les gendarmes se sont déployés dès 7H, soit beaucoup plus tôt que depuis le début du mouvement: les surveillants avaient dressé une barricade de pneus et de palettes devant la porte de la prison, afin d’empêcher leurs collègues de prendre leur service. Peu avant 8H, ces derniers ont pu intégrer le centre pénitentiaire, tandis que les manifestants étaient retenus derrière un cordon de police.

Lire aussi sur L’Essor : Prisons : moindre mobilisation des gardiens, appel au blocage maintenu pour jeudi

Les CRS ont chargé, ils nous ont gazés, on a essayé de tenir malgré le gaz et les coups“, raconte Sacha, un surveillant de 28 ans. Malgré le début de discussions mardi soir avec la Chancellerie et la promesse d’un plan prison par le président Macron, les syndicats ont décidé de reconduire le mouvement, lancé après l’agression le 11 janvier de surveillants par un détenu jihadiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais). Jeudi, plus de 123 établissements ont été “mobilisés“, selon l’Ufap-Unsa et la CGT.

De son côté, l’administration pénitentiaire a comptabilisé 87 établissements sur 188, soit 46% du parc pénitentiaire, affectés “à des degrés divers” par cette mobilisation.

Avec AFP

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