vendredi 25 septembre 2020
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Tribunal de grande instance de Paris. (Illustration/MG/L'Essor).

Filière jihadiste: quatre ans de prison requis contre une ancienne gendarme

Le procureur a requis jeudi de dix mois à neuf années de prison contre les sept prévenus d’une “filière jihadiste” francilienne, dont quatre années d’emprisonnement contre une ancienne gendarme volontaire.

Il n’a toutefois pas requis de retour en prison contre Ahlam El Haddad, 24 ans et enceinte de huit mois et demi, qui a déjà fait de la détention provisoire.

La jeune femme a été gendarme volontaire adjointe dans le Var, un contrat à durée déterminée réservé aux jeunes, d’août 2012 à novembre 2013. Depuis 2013, environ une dizaine de cas de gendarmes ont été signalés pour radicalisation.

Contre son mari Nassim Tache, jeune homme barbu et volubile, qui a fondu en larmes à l’audience en évoquant la détention et une fausse couche de son épouse, ont été requis six ans de prison. Mais le procureur n’a pas demandé de période de sûreté, ce qui lui permettrait de formuler rapidement une demande d’aménagement de peine. Il a souligné son très bon comportement en détention.

Le parquet a eu la main plus lourde concernant Kenzi Benahmed, 33 ans, le seul prévenu à avoir passé quelques mois en Syrie: neuf années d’emprisonnement requises. Mais le procureur, soulignant une “distanciation” du prévenu avec l’idéologie jihadiste, a demandé une période de sûreté de la moitié – au lieu des deux tiers habituellement. Cela ouvre la perspective d’une libération conditionnelle dans un an pour le jeune homme, en prenant en compte la durée de sa détention provisoire.

A l’audience Kenzi Benahmed avait raconté comment, alors qu’il traversait une crise personnelle, il s’était radicalisé via internet. Ce prévenu à la voix très posée a assuré avoir rompu avec tout islam “brutal, intolérant, violent” grâce à un travail sur lui-même en prison.

Le procureur a requis cinq ans de prison dont un avec sursis, ce qui permettrait d’éviter un retour en détention, contre Johan Juncaj: “Vous donnez l’impression d’être dans un vrai repentir” a-t-il dit à ce jeune homme accusé d’avoir été un propagandiste actif, lié à l’un des jihadistes français les plus connus, Mourad Fares.

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