mercredi 29 janvier 2020
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Photo d'illustration (S.D/L'Essor).

Mort d’Elisa Pilarski: le chef des gendarmes de l’Aisne s’explique

Commandant du groupement de gendarmerie de l’Aisne, le lieutenant-colonel Jean-Charles Metras suivait la chasse à courre en forêt de Retz, le jour où Elisa Pilarski a été tuée par des chiens.

C’est sa présence qui a motivé la décision du procureur de dessaisir la Gendarmerie de l’enquête au profit du service régional de police judiciaire de Creil. Pour répondre aux interrogations suscitées par sa présence non loin des lieux du drame, le patron des gendarmes de l’Aisne vient de s’expliquer dans la presse. Un témoignage qui permet d’éclaircir certaines zones d’ombre autour de cette sordide affaire. Si la mort d’Elisa Pilarksi, ce 16 novembre, est bien due à des morsures de chiens, on ne sait toujours pas quels sont les animaux impliqués – ceux de la chasse à courre ou d’autres.

Jean-Charles Metras invité “à titre personnel”

Dans Le Parisien, le compagnon d’Elisa Pilarski affirmait ainsi que le premier cavalier qu’il avait croisé en forêt était Jean-Charles Metras. L’homme cherchait alors sa compagne après son appel au secours. “Il fait erreur“, affirme sans ambages le gendarme dans Le Courrier Picard. Et pour cause. L’officier ne faisait “pas partie de l’équipage du rallye de la passion“. Invité “à titre personnel“, il suivait en effet la chasse à courre à pied et en voiture avec sa femme et ses quatre enfants. Ce n’est qu’à le fin de la journée, au moment de quitter les lieux, qu’il a eu connaissance du drame qui venait de se jouer.

Lire aussi sur L’Essor : Mort d’Elisa Pilarski : la section de recherches d’Amiens dessaisie de l’enquête

Jean-Charles Metras assure par ailleurs que c’est son adjoint, de permanence, qui a piloté le dispositif de premières constatations. Lui-même s’est déclaré spontanément au procureur comme suiveur de la chasse. Il a été auditionné comme témoin dans la foulée. Alors que les chasseurs déclinent toute responsabilité dans la mort d’Elisa Pilarski, le lieutenant-colonel Metras refuse de se prononcer sur le fond de l’affaire. Il dit attendre désormais les “communications officielles” puisque “la Gendarmerie a été écartée des investigations“. Une décision selon lui motivée par des raisons “médiatiques” et non “juridiques“.

7 Commentaires

  1. Susan

    Pourquoi est-on passés d’une annonce de 93 chiens impliqués à 62 ? Il est important d’expliquer cela, tout de même, ça laisse place à beaucoup de questionnements et à une brèche pour les quelques férus des théories du complot.

  2. PK LES CHIENS D ELISA QUI ETAIENT A LA MAISON ONT ETE IMPLIQUES ????? PK LRS CHIENS DE MEUTE REMONTAIENT QUAND SON AMI EST ARRIVE AUPRES DU CORPS LES CHASSEURS ETAIENT A QUELLE DISTANCE DE LEURS MEUTES ???? ILS SONT BIEN PASSES A COTE D ELISA EN TRE LE MOMENT OU ELLE A APL DU SECOURS ET LE MOMENT OU SON AMI EST ARRIVE SUR PLACE … QUESTIONS SANS REPONSE ONT NOUS PARLAIENT D UN MALINOIS IL EST OU APPARTIENT A QUI ??? UN CHIEN QUI MORD DOIT AVOIR DES DECHETS DANS LES DENTS …….. ESTOMAC NON …. EXPERTISE DE TOUS LES CHIENS ONT ILS VRAIMENT ETE FAITS PAR PLUSIEURS EXPERTS VETERINAIRE EST CE QUE TOUT LE MONDE DIT LA VERITE ?? CE QU ELISA A PU VIVRE C EST SORDIDE ET AFFREUX LA PAUVRE QU ELLE TRISTE FIN DE VIE ET CETTE MAMAN QUELLE COURAGE ET SON AMI LA DERNIERE VISION DE SA FEMME A TERRE EN SANG COMMENT SE REMETTRE DE CA . COMMENT RECONSTITUEZ UN ACTE COMME CELUI CI IMPOSSIBLE
    POT DE FER CONTRE POT DE TERRE EN ATTENDANT QUE L ENQUETE NOUS DEVOILE .. LA VERITE .. MAIS ILS SAVENT DEJA//// UNE MAMAN UNE MERE QUI ADORE LES CHIENS AURONS NOUS LA VERITE UN JOUR ?????

    • Sophie

      C’est la presse qui s’est gourée à propos du nombre de chiens. Bien sûr, tout le monde a suivi la bouche ouverte. Pour le reste, pas besoin de crier, les enquêteurs et les scientifiques font tout pour comprendre et savoir ce qui s’est passé et quel(s) chien(s) a (ont) mordu la jeune-fille. Il n’y a pas besoin de craindre le complot “les méchants riches qui ne disent pas la vérité”, les chasseurs AUSSI aimeraient connaître la vérité. Et tant mieux que la presse se soit calmée au sujet de cette triste histoire, la mousse populaire avait déjà dépassé le couvercle.
      L’enquête suit son cours en silence, et c’est très bien comme ça.

      • Vous avez tout à fait raison Sophie. Je suis ce drame depuis le début et je peux vous garantir (en espérant que la PJ arrive à reconstituer ce puzzle compliqué) que le dénouement de cette triste affaire ne va pas satisfaire bon nombre de braillards (ils ne s’agit pas de chiens ici) qui hurlent au complot. La vérité va en surprendre plus d’un, à mon avis

      • Il ne viendrait même pas à l idée de ces adeptes de la théorie du complot que tout ce que l’on sait ou que l’on croit savoir n’est basé que sur un seul témoignage à charge avec pour seules preuves, des messages ou appels’ qu’il convient de vérifier point par point dans tous les sens, et qui ne tiennent même pas la route par leur teneur vu l’urgence du moment pendant lequel ils ont été envoyés. Je pourrai vous exposer mon point de vue si le modérateur me laisse publier ce que j’ai à dire.Je suis cette malheureuse affaire depuis le début pour plusieurs raisons et voudrais que justice soit rendue pour cette pauvre Elisa et disculper aussi des personnes accusées injustement de tous les crimes.

  3. Philippe

    Alors même que les chasses à courre entraînent des troubles à l’ordre public et que la gendarmerie intervient pour le rétablir. La présence d’un officier de la gendarmerie même en tant que suiveur constitue une anomalie.
    Pour l’enquête il est inutile de se prononcer avant d’en connaître le résultat final.

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