lundi 28 septembre 2020
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Capture d'écran de la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr.
Capture d'écran de la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr.

Cybercriminalité: une nouvelle plateforme testée dans les Hauts-de-France

Une nouvelle aide pour les particuliers et les PME face au cybercrime. Une plateforme d’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance va être expérimentée pendant quelques mois, avant son extension à toute la France d’ici le mois d’octobre, annonce l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information),  mardi 30 mai. Cybermalveillance.gouv.fr sera d’abord testée dans les Hauts-de-France. Une région jugée représentative du territoire français et déjà sensibilisée aux enjeux de la cybercriminalité avec la tenue, tous les ans, du FIC (Forum international de la cybersécurité), organisé à Lille, à l’initiative de la Gendarmerie.

Mise en relation

Concrètement, la nouvelle plateforme lancée par l’État doit permettre aux victimes d’actes de cybermalveillance d’être mis en relation avec des prestataires de proximité. La plateforme doit également sensibiliser à la prévention. Enfin, les pouvoirs publics espèrent que des remontées d’information pour alimenter un observatoire de la menace numérique.

Cette plateforme ne se substitue pas au dépôt de plainte. Au contraire, les victimes utilisant ce service seront « encouragés à déposer une plainte auprès des service de police et de gendarmerie qui se sont adaptés au traitement de tels contentieux ».

Le groupement d’intérêt public à l’œuvre derrière cette plateforme est doté d’un budget d’un million d’euros, essentiellement financé par l’Anssi cette année. A terme, le budget de la plateforme devrait s’élever à environ 2,5 millions d’euros, financés par le privé et le public.

Un mode de gouvernance original pour avoir « le modèle le plus dynamique possible ». « L’urgence, c’est aujourd’hui les PME qui ferment à cause d’attaques informatiques », explique Guillaume Poupard, le directeur général de l’Anssi. Le dispositif doit également parfaire la cybersécurité française, jusqu’ici plus portée sur la sécurité des systèmes d’information de l’État et des opérateurs d’importance vitale (par exemple, des grandes entreprises du secteur de l’eau ou du nucléaire) que sur celle des particuliers. Une frontière qui peut être mouvante. « Une PME attaquée, c’est un faits divers, mais 5% de PME victimes, c’est une attaque contre les intérêts de la Nation », soulignent les pouvoirs publics.

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