jeudi 21 mars 2019
Accueil / L'actualité Grand Est / Coup de filet judiciaire contre les opposants à Cigéo, le projet d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure
(Photo/Gendarmerie nationale).

Coup de filet judiciaire contre les opposants à Cigéo, le projet d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure

Coup de filet chez les opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Meuse). Deux cents gendarmes et militaires ont été mobilisés ce mercredi pour une série de perquisitions dans dix lieux militants et chez un avocat, Etienne Ambroselli. Les enquêteurs s’intéressent à trois actions militantes commises en 2017.

L’hôtel-restaurant du laboratoire de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) avait ainsi été visé, avec le départ d’un incendie volontaire. De même, des dégradations avaient été commises contre l’écothèque de cette même agence. Enfin, une manifestation illégale, le 15 août, s’était soldée par des violences entre militants et forces de l’ordre.

Deux gendarmes blessés

Deux gendarmes mobiles avaient été blessés au cours des affrontements. La préfecture de la Meuse avait expliqué que les deux militaires avaient été victimes d’un “engin artisanal lancé par les opposants”. L’un des gendarmes mobile, souffrant d’un traumatisme sonore, avait été évacué l’après-midi même.

Lire aussi sur L’Essor : Meuse : deux gendarmes blessés lors d’un affrontement avec des manifestants anti déchets nucléaires

En tout, sept personnes ont été arrêtées. Âgées de 20 à 60 ans, elles sont suspectées d’avoir trempé de près ou de loin dans au moins une de ces trois actions. Le placement en garde à vue d’Etienne Ambroselli, avocat et zadiste, a suscité l’émoi dans sa profession. “Un tel procédé porte non seulement atteinte au droit à une défense effective mais constitue également une gravissime remise en cause du plein exercice de la profession d’avocat, pourtant garanti par la loi et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme”, se sont ainsi insurgés une cinquantaine d’avocats dans un communiqué.

Le réseau “Sortir du nucléaire”, qui relève qu’il s’agit “de la vague de perquisitions la plus lourde jamais subie dans le mouvement”, dénonce quant à lui un “coup de force des autorités, nouvelle preuve de la dérive sécuritaire du gouvernement, qui traite des militant.e.s et des habitant.e.s comme des terroristes pour essayer de détourner l’attention des problèmes colossaux posés par Cigéo”.

GT

A voir également

Traitement des prélèvements ADN à l'IRCGN (Photo d'illustration - MG/ESSOR)

Un prédateur sexuel confondu 13 ans après les faits grâce aux constatations des “experts” de la Gendarmerie

Grâce à des traces biologiques soigneusement prélevées et enregistrées dans le fichier national automatisé des …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *