samedi 4 juillet 2020
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Affaire Grégory: un avocat lance une action contre Etienne Sesmat

Nouveau rebondissement en marge de l’affaire Grégory: un avocat, Me Gérard Welzer, vient d’assigner le colonel (ER) Etienne Sesmat.

Le colonel (ER) Etienne Sesmat en 2006 à L'Essor (Ph: M/GUYOT/ESSOR)
Le colonel (ER) Etienne Sesmat en 2006 à L’Essor (Ph: M/GUYOT/ESSOR)

La robe noire, conseil de la veuve de Bernard Laroche, l’un des premiers suspects de l’affaire Grégory, n’a pas goûté les propos de l’ancien gendarme lors de l’émission “On n’est pas couché”, le 14 décembre 2019 sur France 2. L’ancien commandant la compagnie d’Epinal au moment de l’affaire Grégory, une affaire criminelle toujours non élucidée, n’avait pas mâché ses mots. L’officier de Gendarmerie avait alors donné sa version des coulisses de cette affaire qui avait émue la France entière. Le petit garçon de 4 ans avait été retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne (Vosges). “Je crois que Gérard Welzer a utilisé ses relations pour peser dans le dossier, pour influencer davantage encore le juge Lambert”, dit ainsi Etienne Sesmat, rapporte L’Est Républicain.

Et le gendarme de mentionner une curieuse convocation d’un magistrat du parquet par le garde des Sceaux de l’époque. “Le but de la réunion, c’était que moi, je sois inculpé, indique Etienne Sesmat. C’est-à-dire que le garde des Sceaux [Robert Badinter] voulait enfoncer le clou et, de toute évidence, parce qu’il y avait Welzer derrière qui le voulait. C’était une façon de nous discréditer définitivement, de détruire toute notre enquête. Il voulait qu’il y ait cette inculpation.” La justice confie d’abord l’enquête aux gendarmes, jusqu’en février 1985. Puis elle saisit le service régional de police judiciaire de Nancy. Un changement de service d’enquête qui réoriente les hypothèses de travail. Cette fois-ci, les enquêteurs mettent en cause, à tort, la mère de l’enfant.

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Deuxième affaire en diffamation

De la diffamation, pour Me Welzer. “Etienne Sesmat ne peut admettre qu’en réalité, ce sont ses errements et carences juridiques qui ont tout simplement conduit à l’échec de son enquête”, dénonce l’avocat. Le procès à venir aura un petit air de déjà vu. Les deux hommes se sont déjà retrouvés face à face au tribunal. Il y a onze ans, Etienne Sesmat avait attaqué l’avocat pour diffamation. Lors d’une conférence de presse, la robe noire avait expliqué que le gendarme avait poussé le père de l’enfant à tuer Bernard Laroche. Des propos qui avaient conduit à la condamnation à une peine d’amende de l’avocat.

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