jeudi 21 mars 2019
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Traitement des prélèvements ADN à l'IRCGN (Photo d'illustration - MG/ESSOR)
Traitement des prélèvements ADN à l'IRCGN (Photo d'illustration - MG/ESSOR)

“Martyre de l’A10”, une affaire de 31 ans en passe d’être résolue par la Gendarmerie grâce à l’ADN

Plus de trente ans après les faits, le voile semble se lever sur une affaire criminelle mystérieuse: deux personnes soupçonnées d’être les parents de la “Petite martyre de l’A10” ont été interpellés mardi en région parisienne. Longtemps restée anonyme, la petite fille, dont le corps mutilé avait été retrouvé en 1987 au bord de l’A10, a désormais un prénom, Inass, selon La Nouvelle République. Le quotidien régional a obtenu cette information de Pierre Bouyssic, premier substitut du procureur de la République à Blois à l’époque des faits. 

Garde à vue pour meurtre

Aujourd’hui séparés, les parents, Ahmed T., originaire de Puteaux (92) et Halima E, de Villers-Cotterêts (02), selon La Nouvelle République, ont été placés en garde à vue pour meurtre, recel de cadavre et violences habituelles sur mineur de moins de 15 ans. Ils devraient être présentés à un juge au tribunal de grande instance de Blois dans la journée. 

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Le procureur de la République de Blois, Frédéric Chevallier donnera une conférence de presse à 17h30 ce jeudi  au tribunal de grande instance de Blois, en présence du colonel Thomas Andreu, commandant la section de recherches d’Orléans, chargée de l’enquête. 

Moyens hors normes déployés

Le 11août 1987, le corps mutilé d’une petite fille avait été découvert sur le bas-coté de l’autoroute Paris-Tours par deux employés de la société Cofiroute. La Gendarmerie avait alors déployé des moyens considérables pour identifier les parents de la petite fille âgée de trois à cinq ans aux cheveux bruns et bouclés. Près de 65.000 écoles avaient été visitées et 6.000 médecins ou assistantes maternelles avaient été rencontrés pour essayer de donner un nom à cette jeune victime, a ainsi rappelé l’AFP. 

L’ADN, preuve irréfutable

Selon Europe 1, qui a révélé ce rebondissement, l’identification des parents fait suite à un prélèvement d’ADN réalisé fin 2017 dans le cadre d’une toute autre affaire. La confrontation de cette trace avec celles contenues dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) va établir qu’il s’agit du frère de la fillette.

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Une fois les parents de cet homme identifiés et interpellés, de nouvelles analyses ADN réalisées dans le temps de la garde à vue  ont permis d’établir que leurs empreintes ADN correspondaient à celles retrouvées sur la couverture qui servait de linceul à la petite fille.

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