vendredi 22 janvier 2021
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Illustration : attestation de déplacement (Photo: LP/L'Essor)
Illustration : attestation de déplacement (Photo: LP/L'Essor)

Il avait jeté son attestation au visage d’un gendarme : 70 heures de TIG

Il avait jeté son attestation au visage d’un gendarme en l’insultant. Le 16 décembre, un homme a été condamné à 70 heures de travaux d’intérêt général (TIG) dans le Loir-et-Cher.

Il devra effectuer sa peine dans un délai de 18 mois, sous peine d’écoper de deux mois de prison. Rapportés par La Nouvelle république, les faits remontent au 1er mai dernier, en pleine période de confinement. Trois gendarmes patrouillent sur les bords du Cher lorsqu’ils repèrent un homme en train de faire un jogging. Peu coopératif, le joggeur argue qu’il est en “plein cardio” et refuse de s’arrêter pour présenter son attestation de déplacement. Les militaires tentent ensuite de l’arrêter un peu plus loin en lui barrant le passage avec leur voiture. Mais l’homme contourne le véhicule et poursuit sa course comme si de rien n’était.

L’homme jette son attestation au visage du gendarme

C’en est trop pour les gendarmes qui décident de le contenir en mettant en place une triangulation. L’homme sort alors de ses gonds. Il crache à leurs pieds à plusieurs reprises et refuse de montrer ses papiers d’identité. Pour apaiser la situation, les gendarmes le laissent repartir et le suivent jusqu’à son domicile. Mais, au lieu de se montrer enfin conciliant, le joggeur commence par se réfugier dans sa maison avant de ressortir muni d’une attestation qu’il chiffonne et jette au visage d’un des gendarmes en l’insultant.

A la barre, cet homme de 38 ans semble revenu à des sentiments plus raisonnables.  Reconnaissant une attitude “pas excusable”, “navré de ce qui s’est passé”, il admet avoir insulté les forces de l’ordre. Il a bien craché, mais parce qu’il était en plein effort. Et, s’il a effectivement jeté son attestation, c’est aux pieds du militaire et non pas à son visage.

Lire aussi: Une attestation de déplacement oubliée pendant un vol permet aux gendarmes d’arrêter une bande de malfaiteurs en Gironde

Des explications qui ont le don d’exaspérer le procureur. “Jeter une attestation aux pieds d’un gendarme, ce n’est pas mieux qu’au visage”, fustige-t-il. Le gendarme “n’est pas un chien !“.

Pointant “l’attitude de mépris” du prévenu, le représentant du ministre public a donc requis trois mois d’emprisonnement avec sursis et une amende de 300 euros. Le tribunal a finalement suivi l’avocat de la défense qui a souligné que son client avait présenté des excuses sincères et plaidé pour un travail d’intérêt général. Il a néanmoins également condamné le prévenu à s’acquitter d’une amende de 300 euros pour outrage envers les gendarmes.

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