samedi 26 septembre 2020
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Photo d'illustration (GIGN).
Photo d'illustration (GIGN).

Un détenu en cavale tué par le GIGN

Photo d'illustration (GIGN).
Photo d’illustration (GIGN).

Un membre de la communauté des gens du voyage, en cavale depuis septembre dernier, a été tué jeudi lors de son interpellation
par les gendarmes du GIGN dans le Loir-et-Cher. Deux gendarmes ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête. Craignant des troubles au sein de la communauté des gens du voyage, de gros renforts de gendarmerie ont été mobilisés jeudi après-midi pour assurer l’ordre dans le département, a-t-on indiqué de source proche de l’enquête.
Lors de l’opération, l’homme de 37 ans a opposé une “forte résistance” et les gendarmes ont ouvert le feu, tuant le détenu en cavale, a indiqué le procureur de la République de Blois, M. Frédéric Chevallier. Cinq proches de l’homme recherché avaient été interpellés auparavant.
Deux gendarmes ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête, confiée au bureau des enquêtes judiciaires de l’inspection générale de la gendarmerie nationale, a précisé le magistrat.
Détenu au centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne, le gitan avait bénéficié d’une permission de sortie mais n’avait pas regagné sa prison.
Recherché depuis, il avait été repéré récemment dans une ferme à Seur (Loir-et-Cher) où résident des proches. En raison de sa dangerosité présumée, le GIGN de Tours avait été mobilisé pour procéder à son interpellation en début d’après-midi.
L’homme avait dix-neuf condamnations à son casier judiciaire, notamment pour des cambriolages et des braquages. Sa dernière condamnation datait d’avril 2016, lorsque le tribunal correctionnel de Poitiers l’avait condamné à 24 mois de prison, dont 9 mois avec sursis, pour deux cambriolages et un recel. Il avait alors invoqué son addiction à l’héroïne pour expliquer ses actes, destinés, avait-il expliqué, à acheter de la drogue. Lors de sa condamnation, il avait déjà purgé un an en détention provisoire.
Craignant des troubles au sein de la communauté des gens du voyage, de gros renforts de gendarmerie ont été mobilisés jeudi après-midi pour assurer l’ordre dans le département, a-t-on indiqué de source proche de l’enquête.
En juillet 2010, après la mort d’un gitan tué par le tir d’un gendarme alors qu’il était passager d’une voiture ayant forcé un barrage, de violents
incidents avaient éclaté à Saint-Aignan-sur-Cher (Loir-et-Cher) et dans les communes environnantes.

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3 Commentaires

  1. Hervé

    Je pense que malheureusement les hommes du GIGN sont rodés à l’exercice de la garde à vue, du mauvais côté du manche, mais elle n’est pas un déshonneur, surtout pour ces hommes hors du commun…
    Camarades, je pense que nombre d’entre nous vous soutiennent à 200%, vous faites un travail admirable, en mettant à chaque fois dans la balance, votre vie, l’avenir des vôtres.
    Une fois de plus l’enquête va démontrer votre immense professionnalisme, s’il en est besoin.
    Grosse pensée pour vous, vos familles, vos proches.

  2. BUVAT Christiane

    je soutiens et pense aux gendarmes mis en garde à vue quelle honte notre société protège les truands vivement un président militaire pour remettre de l’ordre dans tout ça courage à vous tous qui risquaient votre vie pour nous et qui en êtes si peu remerciés.

  3. Esteba Marthe

    Vivement un Gouvernement qui sera du côté des forces de l’ordre il y en a marre de voir qu’ils ne sont pas soutenus ni par la justice ni par leur Ministre c’est inadmissible et s’est a cause de cet abandon que les truands se sentent forts et n’on plus peur de rien et rien ne les arrête provocations violences et j’en passe courage à vous tous nous avons besoin de vous nous sommes nombreux a vous soutenir .

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