mercredi 27 janvier 2021
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Les gendarmes ont adressé 1.200 verbalisations à l'issue de la rave-party (Photo L.Picard / L'Essor)
Photo d'illustration. Les gendarmes ont adressé 1.200 verbalisations à l'issue de la rave-party (Photo L.Picard / L'Essor)

Rave-party de Lieuron : un des organisateurs présumés déféré au parquet

L’un des organisateurs présumés de la rave-party de Lieuron (Ille-et-Vilaine), a vu sa garde à vue prolongée dimanche soir. Il a été déféré au parquet ce lundi 4 janvier, annonce le procureur de la République de Rennes.

Ce jeune homme de 22 ans a été interpellé samedi après-midi à Iffendic, près de Rennes. Il est soupçonné d’avoir participé à l’organisation de cette fête sauvage qui a rassemblé près de 2.500 personnes du jeudi 31 décembre 2020 au samedi 2 janvier 2021 sur un site industriel à une quarantaine de kilomètres de la préfecture de Bretagne.

Il envoie le lieu de la rave-party à plus de 1.000 personnes

Se présentant d’abord comme un simple participant, il a finalement reconnu avoir joué un rôle dans l’organisation de l’événement. L’enquête a en effet révélé qu’il avait envoyé “à plus de 1.000 personnes le lieu exact d’implantation de la rave-party”. Par ailleurs, son téléphone portable a borné à Lieuron le 31 décembre en début d’après-midi. Au “moment de l’installation du matériel sur les lieux”, selon le magistrat. Lors de la perquisition de la propriété dans laquelle il s’était réfugié, les gendarmes ont également saisi du matériel de sonorisation, de l’argent ainsi qu’un camion.

Les sept autres personnes placées en garde à vue dans le cadre de cette affaire ont recouvré leur liberté. Trois d’entre elles devront néanmoins répondre d’usage de stupéfiants et une de port d’arme de catégorie D (un cutter).

Ouverture d’une information judiciaire

Un juge d’instruction de Rennes va ouvrir une enquête judiciaire ce jour afin d’identifier les autres organisateurs de cette rave-party. L’enquête doit en outre permettre d’identifier “les auteurs de violences volontaires dont ont été victimes les gendarmes lors de leur intervention initiale ainsi que les auteurs de la destruction par incendie d’un de leurs véhicules”.

Selon Ouest-France, les gendarmes ont tenté d’empêcher cette installation sauvage dès jeudi soir. Trop peu nombreux face à l’affluence, ils ont essuyé des jets de projectiles, occasionnant trois blessures légères. Des “teufers” ont même incendié un de leurs véhicules. Les autorités ont donc pris la décision de boucler la zone afin d’éviter de nouvelles arrivées et de prévenir de nouveaux débordements dans une atmosphère particulièrement tendue.

1.200 verbalisations

Ce n’est que samedi matin que les gendarmes ont pu procéder à l’évacuation du site encore occupé par quelques centaines de personnes. Ils ont toutefois dressé 1.200 verbalisations, dont 800 au titre des infractions Covid. Les autres concernent essentiellement des infractions à l’usage sur les stupéfiants.

Lire aussi: Rave-party à Saint-Marcellin : une centaine de fêtards verbalisés

A l’heure actuelle, le investigations se poursuivent pour “identifier et interpeller l’ensemble des organisateurs”, selon le procureur de la République.

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