jeudi 18 juillet 2019
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La Gendarmerie honorée lors de la commémoration de la libération de Baume-Les-Dames

Baume-Les-Dames a honoré la Gendarmerie lors de la cérémonie commémorant la libération de la ville.

Une émouvante cérémonie s’est déroulée à Baume-Les-Dames pour honorer la Gendarmerie nationale et le souvenir des militaires tombés dans l’exercice de leurs fonctions. Le commandant de la formation administrative de Franche-Comté, le général Eric Langlois, invité par le maire de la commune, Arnaud Marthey, a ainsi dévoilé une plaque “Arnaud Beltrame”. En effet, l’allée située devant la brigade de la ville portera désormais le nom du colonel de gendarmerie qui a sacrifié sa vie lors de l’attentat de Trèbes, le 23 mars dernier .

La cérémonie s’est terminée face au monument érigé en mémoire des soldats FFI. Le fanion du groupement avec sa garde et de nombreux porte-drapeaux ont salué la mémoire des militaires et résistants tombés au champ d’honneur pour la libération de la ville. Une commémoration qui a plongé les représentants des associations patriotiques et des anciens combattants, ainsi que ceux de l’UNPRG, présents en nombre, 75 ans en arrière.

La libération de la ville

Tout commence en août 1944, 14 gendarmes de la brigade de Baume-Les-Dames rejoignent le maquis et les FFI. En représailles, les logements de leurs familles sont pillés. Peu de temps après, les gendarmes volent 13 motocyclettes aux forces allemandes garées dans l’ancienne caserne des gendarmes mobiles de la ville.

Ce n’est qu’un débute. Car, le 5 septembre 1944, à 6 heures du matin, la bataille pour la libération de la ville de Baume-Les-Dames commence enfin. Le 4e régiment de tirailleurs tunisiens, des éléments du 3e régiment de spahis algérien et le groupe de FFI de Baume franchissent le pont sur le Doubs. Leur mission ? Contrôler l’axe routier Belfort-Besançon. Ils sont appuyés par des canons de 75 du régiment de tirailleurs. Deux chars et un convoi ferroviaire allemands sont détruits. À 9h30, les objectifs sont atteints. La route et la voie ferrée sont impraticables pour les forces allemandes.

Sept gendarmes y laissent la vie

À 14 heures, les Allemands mènent une contre-offensive. Trois compagnies de « panzer grenadiers », appuyés par 3 chars de la 11e panzer division et par 4 canons auto-moteurs de 150mm repoussent les forces françaises qui se retranchent sur la rive gauche du Doubs.

Sept gendarmes ont laissé la vie dans l’affaire. Le MDC Claigironnet est tué par un obus. Les gendarmes Bourgon, Beauchet, Guichard, Mauveau et Sorret, capturés, sont fusillés par les Allemands. Le gendarme Marion est brulé vif dans l’incendie de la maison où il s’est retranché.

Deux jours plus tard, le 7 septembre, des batteries d’artilleries américaines bombardent la ville. La préparation d’artillerie dure 48 heures. L’offensive terrestre est lancée dans la nuit du 8 au 9 septembre par les troupes américaines et françaises. Mais ils entrent dans une ville vide, les Allemands ayant en effet évacués les lieux à l’insu des assaillants.

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