vendredi 13 septembre 2019
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La nouvelle caserne de gendarmerie de Mont-sous-Vaudrey a été inaugurée (Photo : Jura-Drone).
La nouvelle caserne de gendarmerie de Mont-sous-Vaudrey a été inaugurée (Photo : Jura-Drone).

Jura : la caserne Louis Royer inaugurée à Mont-sous-Vaudrey

C’est sous une pluie battante que la caserne de gendarmerie de Mont-sous-Vaudrey (39) a été inaugurée le vendredi 21 juin. La cérémonie était présidée par le général Eric Langlois, commandant la formation administrative de Franche-Comté, commandant le groupement de gendarmerie départementale du Doubs (GGD25).  Le préfet Richard Vignon et le colonel Fabrice Allegri, commandant le groupement du Jura étaient présents.

Lire aussi sur L’Essor: Une nouvelle caserne sera construite à Champagnole (Jura)

Accompagnés du député Jean-Marie Sermier, de la conseillère départementale Natacha Bourgeois et de Bernard Fraizier, maire de Mont-sous-Vaudrey depuis 1995, une centaine d’invités ont pu visiter les six bâtiments flambants neufs qui accueillent d’ores et déjà les gendarmes et leurs familles.

Le général Langlois (Photo : Jura-Drone).
Le général Langlois (Photo : Jura-Drone).

Trois ans de travaux et une vingtaine d’entreprises ont été nécessaires pour venir à bout de ce chantier qui représente aujourd’hui un cadre de vie propice à un service public de qualité, comme l’a souligné le général Langlois dans son discours. Selon nos confrères de L’Hebdo 39, ces travaux ont coûté 1 556 262 euros hors taxe. Une partie de la somme a été prise en charge par la commune dont l’emprunt sur 12 ans sera remboursée grâce aux loyers.

Par ailleurs, une plaque a été dévoilée à la mémoire de Louis Royer dont la nouvelle caserne de Mont-sous-Vaudrey s’honore de porter le nom.

Qui est Louis Royer ?

Une plaque a été dévoilée (Photo : Jura-Drone).
Une plaque a été dévoilée (Photo : Jura-Drone).

Ce jeune héros de la résistance française dans le Jura, né le 2 octobre 1922 à Nogent-le-Roi, en Eure-et-Loir, s’est d’abord engagé dans l’armée d’armistice en 1940. Lors de l’invasion de la zone libre, il rejoint la Gendarmerie pour échapper au Service du Travail Obligatoire (STO). Auxiliaire à Champlitte, il est affecté, en juillet 1943, à Mont-sous-Vaudrey où il noue des contacts et participe à des opérations de résistance, notamment avec le bataillon Allard du maquis de la Vieille-Loye. C’est alors qu’il décide de passer définitivement à la clandestinité qu’il est arrêté, le 17 août 1944, et déporté au camp de Struthof, en Alsace. Il est ensuite transféré à Dachau puis à Haslach, au camp de travail de Sportplatz. Il y meurt d’épuisement, le 31 décembre 1944. Celui qui portait le matricule 24183 de déporté avait seulement 22 ans. Il sera décoré à titre posthume de la médaille militaire et de la croix de guerre avec palmes et étoile de vermeil. Depuis le 21 juin 2019, son nom orne donc les murs de la nouvelle caserne de Mont-sous-Vaudrey. 

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