mercredi 22 mai 2019
Accueil / A la une / Un gendarme du Doubs et un policier ont-ils été complaisants avec un meurtrier?
Une page Facebook en mémoire d'Aurélie Varlet a été créée.

Un gendarme du Doubs et un policier ont-ils été complaisants avec un meurtrier?

Le ministère de l’Intérieur a demandé à la police des polices d’enquêter sur les possibles protections fournies par un gendarme du Doubs et un policier à une de leur relation, coupable du meurtre de son ancienne compagne en 2013.
Aurelia Varlet, 32 ans, a été abattue d’un coup de fusil le 15 août 2013 à la Rivière-Drujeon (Doubs) par son ancien compagnon Didier Grosjean, 53 ans, trois semaines après leur séparation. L’assassin s’est ensuite donné la mort.
L’IPGN (police) et l’IGGN (gendarmerie) ont été chargées d’enquêter sur des “dysfonctionnements relatifs aux agissements d’un fonctionnaire de police et d’un militaire de la gendarmerie qui ont été particulièrement complaisants avec M. Grosjean”, a expliqué à l’AFP Me Randall Schwerdorffer.
Une lettre a été adressée par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb à Patrick Varlet, père de la victime. Datée du 21 juillet, elle l’informe de la saisie “des plus hauts responsables de la police et de la gendarmerie“, a précisé l’avocat.
Didier Grosjean avait fait l’objet de plusieurs plaintes déposées par une autre ancienne compagne pour “violences, menaces et enlèvement”, mais toutes avaient été classées sans suites.
Un officier de police en poste à Pontarlier et un ancien gradé de la brigade de gendarmerie de Frasne dans le Doubs sont mis en cause, d’après des informations du journal Le Parisien confirmées par Me Schwerdorffer. Selon l’avocat, ils auraient fait preuve de “connivence et de complaisance” avec Didier Grosjean.

Une même passion pour la chasse

Les deux officiers partageaient avec Didier Grosjean la même passion pour la chasse et le ski nautique, souligne le Parisien.

Nous attendons désormais une réponse des autorités administratives sous la forme d’une mise en cause de la responsabilité professionnelle de ces deux officiers de police judiciaire  nommés dans l’enquête“, a indiqué Me Schwerdorffer.

Le ministère de la Justice avait accepté, en 2015, d’indemniser la famille d’Aurélia Varlet et reconnu un dysfonctionnement des services de justice et de gendarmerie dans le drame.
À l’époque, Me Schwerdorffer reprochait déjà “aux gendarmes de ne pas avoir obéi au procureur de la République de Besançon, qui avait demandé une audition de M. Grosjean et une perquisition, qui auraient permis de retrouver le fusil qui a servi à tuer Aurélia Varlet”.

A voir également

Une nouvelle prime de lien au service pour les militaires et gendarmes du corps de soutien

Une prime de lien au service remplacera des primes dans les armées et la prime de fidélisation aux sous-officiers du corps de soutien technique administratif de la Gendarmerie nationale.

Un commentaire

  1. LEFRANCQ

    C’est étonnant,
    “À l’époque, Me Schwerdorffer reprochait déjà “aux gendarmes de ne pas avoir obéi au procureur de la République de Besançon, qui avait demandé une audition de M. Grosjean et une perquisition, qui auraient permis de retrouver le fusil qui a servi à tuer Aurélia Varlet”.
    En savoir plus sur http://lessor.org/gendarme-doubs-policier-ont-t-ete-complaisants-meurtrier/#Q6c538GJXQbifzqh.99
    Le Procureur est le patron d’enquêtes, comment un gendarme n’obéi pas au ordres d’un Procureur de la République qui demande une audition et donne un mandat de perquisition ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Offre d'essai : 2 MOIS GRATUITS !

  •  

    Recevez le magazine mensuel en version numérique pendant deux mois.

     

    Essayez vite, c’est gratuit !