dimanche 27 septembre 2020
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Louis Cortot le 25 juin 2015 aux Invalides à Paris (Crédit : PMG - L'Essor).
Louis Cortot le 25 juin 2015 aux Invalides à Paris (Crédit : PMG - L'Essor).

Décès de Louis Cortot, dernier Compagnon de la libération issu de la Résistance intérieure

Dernier Compagnon de la Libération issu de la Résistance intérieure et benjamin des 13 survivants de l’ordre,  Louis Cortot est décédé dimanche à Saint-Mandé (Val-de-Marne) à l’âge de 91 ans. Il reste désormais douze Compagnons en vie sur les 1.038 nommés dans cet ordre prestigieux créé par le général Charles de Gaulle, chef de la France Libre. Le doyen est Guy Charmot, 102 ans, et le benjamin Alain Gayet, 93 ans.

Né le 26 mars 1925 à Sombernon dans le pays de l’Auxois (Côte d’Or), Louis Cortot a 12 ans en 1937 lorsque sa famille – son père est artisan ferblantier – s’installe à Saint-Cloud. Louis Cortot y passe son certificat d’études et fréquente le club d’aviation populaire de Saint-Cloud où il s’initie à la mécanique.

Il passe son certificat d’études au début de la guerre et entre dans la Résistance début 1941, à l’âge de 15 ans,  au sein de l’Organisation spéciale du Parti communiste clandestin.

Désireux de participer à l’action immédiate, il exécute différentes missions : récupération d’armes, distribution de tracts, sabotages de lignes téléphoniques. Il confectionne dans l’usine même qui l’emploie les bombes nécessaires à ses missions. Formé à la guérilla urbaine par d’anciens combattants de la guerre d’Espagne, il multiplie les sabotages et les actions armées.

En 1942, il fait dérailler un train chargé de chars allemands, détruit un transformateur à Issy-les-Moulineaux, participe au grenadage d’un convoi de Jeunesses hitlériennes à Trappes, et fait sauter le bureau du parti collaborationniste Rassemblement national populaire à Boulogne-Billancourt.
En janvier 1944, il rejoint les Franc-tireurs et partisans de Seine-et-Marne où il participe à l’implantation d’un maquis. Le 26 août 1944, il est très grièvement blessé au visage lors de combats de la Libération et il perd un œil.

Après sa convalescence, le jeune ajusteur devient responsable pour la Seine-et-Oise des milices patriotiques et de la Garde civique républicaine, Louis Cortot n’a que 19 ans lorsque le général de Gaulle lui remet la Croix de la Libération au pied de l’Arc de Triomphe, le 11 novembre 1944. Après guerre, il fait carrière chez Dassault dans la branche aéronautique.

Affable et infiniment modeste sur ses actions dans la Résistance armée, Louis Cortot était président national de l’Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance (ANACR) et membre du Conseil de l’Ordre de la Libération depuis décembre 2010.

En septembre 2016, Luis Cortot avait reçu les insignes des grand officier de la Légion d’honneur ainsi qu’Alain Gayet et Claude Raoul-Duval.

Louis Cortot était également titulaire de la Croix de guerre 39/45 avec une citation et de la Croix du combattant volontaire de la Résistance.

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