lundi 20 août 2018
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Présentation de la nouvelle salle d'autopsie de l'IRCGN au "Prix de l'audace" (crédit photo: GT/ L'Essor)
Présentation de la nouvelle salle d'autopsie de l'IRCGN au "Prix de l'audace" (crédit photo: GT/ L'Essor)

La nouvelle salle d’autopsie déportée de l’IRCGN présentée au Japon (vidéo)

Vendredi 8 juin. La date est entourée en rouge dans l’agenda du médecin en chef Michel Mazevet. Ce jour-là, le chef du département de médecine légale et d’odontologie de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) présente un nouveau système innovant mis en place par des gendarmes. Un rendez-vous important qui n’a pas lieu en France mais à… Fukuoka (Japon), pour le 24e congrès de l’académie internationale de médecine légale !

 

C’est un nouveau système de suivi et d’assistance à l’autopsie qui vaut à ce militaire la reconnaissance de ses pairs. L’IRCGN vient en effet de mettre au point une salle déportée permettant d’intervenir à distance au cours d’une autopsie. Malgré la distance, grâce à un jeu de caméras, d’appareils photos, de micros et d’informatique, les enquêteurs se retrouvent au cœur de l’autopsie.

Faciliter la démonstration de la preuve

Loin de réduire leur rôle, cet éloignement leur permet d’intervenir plus aisément et “facilite la démonstration de la preuve médico-légale”, explique Michel Mazevet à L’Essor. Les enquêteurs, mais aussi d’autres parties comme les avocats, peuvent ainsi prendre des notes assis, ou orienter, grâce aux micros et haut-parleurs, l’autopsie en cours, comme par exemple demander des photos bien précises au technicien d’identification criminelle (TIC) présent dans la salle.

Soutien technique au médecin légiste, meilleure traçabilité ou encore diminution des contraintes posées par une présence au cœur de la salle d’autopsie… Les gendarmes espèrent beaucoup de ce nouveau système. Concrètement, il doit ainsi fiabiliser la qualité des photos et accélérer la prise des notes, et donc la remise des premières conclusions aux enquêteurs, souvent déterminantes pour la suite de l’enquête.

“L’enregistrement audio et vidéo de la procédure permet une exploitation même après plusieurs années, lorsqu’une expertise supplémentaire ou un deuxième avis d’expert est requis”, souligne également les concepteurs de ce système innovant. Cette salle d’autopsie du futur, au coût évalué à environ 60.000 euros, est déjà opérationnelle depuis le mois de septembre 2017 à l’IRCGN. Un outil de travail unique en France qui fait la fierté des gendarmes. Jusqu’au Japon.

Gabriel Thierry

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