lundi 20 août 2018
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Photo d'illustration - Déploiement opérationnel d'un PSIG (Crédit photo : Jean-Pierre Amet/L'Essor)
Photo d'illustration - Déploiement opérationnel d'un PSIG (Crédit photo : Jean-Pierre Amet/L'Essor)

Hérault: le PSIG de Béziers en renfort pour maitriser un homme suicidaire et son beau-père ivre

La commune de Villemagne-l’Argentière (34) a vécu une soirée agitée dans la nuit du 27 au 28 juillet. Un père ivre et son fils psychologiquement instable ont donné du fil à retordre aux militaires de la communauté de brigades de gendarmerie de Bédarieux. Il a fallu l’aide du Psig de Béziers pour mettre neutraliser les deux individus.

Il est plus de minuit, quand les gendarmes de la communauté de brigades de gendarmerie de Bédarieux sont prévenus qu’un jeune de 24 ans, armé d’un fusil de chasse, tente de mettre fin à ses jours. Les militaires doivent composer avec l’instabilité psychologique du désespéré. Les forces de l’ordre établissent un périmètre de sécurité autour de la maison familiale, située dans la commune de Villemagne-l’Argentière.

Les gendarmes présents sur place comprennent vite la gravité de la situation. Ils apprennent de la mère de famille, en sanglots, que son fils ne reculera devant rien pour se suicider. De plus, il est retranché avec ses deux soeurs jumelles, âgées de sept ans. Un négociateur de crise de la gendarmerie de l’Hérault est dépêché sur place. Ce dernier réussit à établir rapidement le contact avec le suicidaire. Les premiers échanges sont positifs et les deux petites filles sont rapidement extraites de la maison.

Pourtant, la situation devient vite critique. Le jeune homme de 24 ans, apeuré devant l’important dispositif de sécurité perd son calme. Il court dans tout l’habitacle, invective les gendarmes et les menace aux fenêtres en braquant son fusil sur eux. Le commandant de Gendarmerie de la compagnie de Béziers, décide de faire immédiatement intervenir le Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie (Psig) pour gérer la situation de crise.

Vers 3h00 du matin, le Psig de Béziers entame les dernières négociations pour tenter de raisonner le tireur. Après avoir encerclé la maison, l’assaut est donné. En moins de dix minutes, malgré une virulente opposition avec le vingtenaire, les hommes du Psig réussissent à le maîtriser.

Il est 3h40 du matin, croyant la situation sous contrôle, les gendarmes doivent désormais se confronter au beau-père du forcené. Sous l’emprise de l’alcool, celui-ci s’attaque aux pompiers qui viennent de transporter son garçon en soins psychiatriques. Raisonné une première fois par les hommes du Psig qui le mettent au repos dans un de leurs véhicules, celui-ci repart à la charge. Il endommage le véhicule avant de s’en prendre verbalement aux forces de l’ordre. Le père de famille est rapidement neutralisé, avant d’être placé en garde à vue dans les locaux de la Gendarmerie de Bédarieux. Il comparaîtra dans les prochaines semaines devant le tribunal de Béziers, pour expliquer son acte tout comme son fils, actuellement en soins psychiatriques.

M.C.  

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