lundi 23 juillet 2018
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Photo d'illustration (S.D/L'Essor).

Eleveur tué par des gendarmes : la Confédération paysanne partie civile

La Confédération paysanne demande un moratoire sur les contrôles dans les fermes et annonce qu’elle va se porter partie civile dans l’information judiciaire sur la mort d’un agriculteur, tué le 20 mai par des gendarmes après un contrôle sanitaire conflictuel.

Nous demandons un moratoire pour qu’on retrouve de l’intelligence et de la décence dans la manière dont on fait les contrôles” dans les exploitations, a déclaré le porte-parole du syndicat agricole, Laurent Pinatel, lors d’une conférence de presse jeudi.

De plus, “la Confédération paysanne se portera partie civile, en accord avec la famille, lors de l’information judiciaire” qui devrait démarrer la semaine prochaine sur la mort de Jérôme Laronze, militant de ce syndicat en Saône-et-Loire.

L’agriculteur de 37 ans, en conflit depuis plusieurs années avec les services d’inspection sanitaire, était recherché depuis le 11 mai, date du dernier contrôle de son exploitation lors duquel il avait une première fois précipité son tracteur en direction des forces de l’ordre qui accompagnaient les inspecteurs.

Retrouvé de manière fortuite le samedi 20 mai, l’éleveur de Trivy (Saône-et-Loire) avait alors foncé sur les deux gendarmes qui s’approchaient à pied sur un étroit chemin de terre. Après les sommations, ces derniers ont fait feu, touchant mortellement l’agriculteur.

Jérôme Laronze n’est pas celui qu’on décrit dans la presse comme un forcené ou un ultra violent“, a assuré M. Pinatel qui le décrit comme “un paysan à bout“. “Si on a le signal d’alerte qu’il faut protéger les contrôleurs, ce ne sont pas les gendarmes qu’il faut envoyer, mais un médecin“, car c’est le signe que l’agriculteur est “quelqu’un qu’il faut accompagner et soigner“, a-t-il poursuivi.

Après une réunion avec le nouveau ministre de l’Agriculture, Jacques Mézard, la semaine dernière, “nous avons l’impression que suite à ce qui est arrivé il y a une volonté de discuter de la façon dont se déroulent les contrôles“, de la part des autorités, selon le porte-parole.

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