vendredi 24 mai 2019
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Edito du numéro 461

La nouvelle Direction générale de la Gendarmerie

 

L’analyse de l’arrêté du 12 août, portant organisation de la Direction générale de la Gendarmerie nationale, nous inspire les réflexions suivantes.

-  D’abord, les effectifs de cet état-major ont été encore renforcés.

Il y a soixante ans, lorsque la Direction de la Gendarmerie (qui n’est passée «  générale  » qu’en 1981) était située à Paris, 19, bd de Latour-Maubourg, dans le 7e arrondissement, ses effectifs comprenaient  un directeur magistrat, un seul général (sous-directeur) et soixante-cinq officiers… Le chef de cabinet était chef d’escadron, et les chefs de bureau colonels ou lieutenants-colonels…

Il y a maintenant une douzaine de généraux et près de deux cents officiers… A l’instar des autres administrations centrales de l’Etat, la DGGN est devenue pléthorique. Incidemment, on peut s’étonner que personne, pour l’instant, n’ait soulevé la question de savoir si le logement «  par nécessité absolue de service  » de tous ces personnels était toujours justifié.

-  Ensuite, on accentue encore la mutualisation avec la Police. Certes, on peut convenir que le regroupement de l’achat des équipements et de la logistique peut être une source d’économies, et que la mise en commun des technologies et des systèmes d’information optimise la communication entre les différents services. Mais on fait ainsi, nous semble-t-il, un nouveau pas vers une fusion qui apparaît à certains comme inéluctable à plus ou moins long terme.

-  Enfin – et là c’est, à notre avis, une bonne chose –, le rattachement des offices centraux créés au sein de la Gendarmerie à la Sous-Direction de la Police judiciaire conforte celle-ci et met l’accent sur l’importance que la Gendarmerie accorde à la lutte contre la criminalité. En tout état de cause, c’est pour nous l’occasion de rappeler une fois de plus que le dualisme des forces de l’ordre est indispensable au bon fonctionnement d’une nation démocratique. Et que le statut militaire des personnels de la Gendarmerie doit être préservé.

Alain Dumait, directeur de «  L’Essor  »

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