jeudi 26 avril 2018
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Edito du numéro 513 : Gendarmerie : bien, mais peut faire mieux

Les baromètres Ifop/”L’Essor” sur l’image comparée des gendarmes et des policiers ont confirmé, année après année, la bonne opinion des Français sur la Gendarmerie. Restait à connaître l’avis des “utilisateurs” (magistrats, maires, armées et d’autres institutions…) sur la Gendarmerie.

Le dossier (pages 12 à 20) de ce numéro de janvier 2018 (n°  513) répond à cette question.

La Gendarmerie se voit tresser de nombreux lauriers. Nos interlocuteurs assurent qu’elle est “dotée d’une vision globale”, qu’elle est “proche et réactive”, qu’elle “sait anticiper ”, qu’elle est “solide, fiable et  moderne”, ou “qu’elle constitue un véritable ascenseur social”.

Pour autant, elle ne doit pas s’endormir sur ses lauriers.

L’Arme souffre en effet, selon nos interlocuteurs, de “sous-équipement” et du “poids de sa hiérarchie”, fait preuve de “conservatisme” et a tendance à l’isolationnisme.

Certains de ces défauts – comme le manque de moyens matériels – ne dépendent pas de la bonne volonté de la DGGN, ni de celle des 125  000 gendarmes d’active et de réserve.

D’autres points faibles, par contre, comme l’esprit de caste de certains officiers supérieurs ou le sentiment de souffrir de fièvre obsidionale (mentalité d’assiégé) sont de la responsabilité de l’Arme. Sous peine d’apparaître toujours comme une citadelle, et de s’isoler davantage.

Pierre Marie Giraud, rédacteur en chef

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