dimanche 15 décembre 2019
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Edito du numéro 509 : La police de proximité existe, c’est la Gendarmerie nationale !

L’Essor de la Gendarmerie nationale – dont la culture remonte à 1936, date de sa création par un génial adjudant-chef retraité de la Gendarmerie, Jean Cousteix – est le meilleur soutien civil de l’Arme. Il défend d’autant mieux ses valeurs qu’il est libre et indépendant, non soumis au devoir de réserve, mais au seul jugement de ses correspondants, abonnés, lecteurs et internautes.

A ce titre, L’Essor est attaché au pluralisme des forces de l’ordre, à la distinction Police/Gendarmerie, la compétence de celle-ci étant strictement définie dès l’article 1 de la loi du 3  août 2009 : «  Assurer la sécurité publique et l’ordre public, particulièrement dans les zones rurales et périurbaines, ainsi que sur les voies de communication.  » Police judiciaire et renseignement font partie de ses missions.

C’est pourquoi, à L’Essor, nous sommes très méfiants à l’égard de toute nouvelle mutualisation. Nous les apprécions au cas par cas. Mais nous contestons qu’elles soient toujours sources d’économies et de progrès dans le service rendu.

Nous défendons bien sûr, de façon absolue, le principe du logement de fonction de chaque gendarme, pour nécessité absolue de service.

A partir de là, nous observons le débat récurrent sur la « police de proximité  » avec l’expérience que nous donne notre proximité avec tous les personnels de toutes les unités de la GN.

Nous posons 3 questions :

  •   Une police de proximité peut-elle se concevoir sans que ses personnels soient logés sur place, à pied d’œuvre  ?

Réponse : nous en doutons…

  •   Une police de proximité est-elle gérable au sein d’une administration hyper-syndicalisée et, de fait, cogérée  ?

Réponse : c’est à voir…

  •   Une police de proximité nationale peut-elle coordonner son action avec les polices municipales, fortes de 25  000 fonctionnaires, et placées sous l’autorité des maires  ?

Réponse : pas facile…

L’Essor de la Gendarmerie nationale, exprimant sans aucun doute l’opinion d’une majorité de gendarmes, n’a aucune raison d’y être hostile. Tout ce qui peut améliorer la sécurité de nos concitoyens est à encourager. Mais nous avons plusieurs raisons d’être sceptiques !

Alain Dumait, directeur de L’Essor 

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