dimanche 15 décembre 2019
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Edito du numéro 507 : Le service national obligatoire sous le feu du Sénat

Le service national obligatoire d’un mois pour 600  000 jeunes Français, chaque année et encadré par les armées et la Gendarmerie, a du plomb dans l’aile.

Il y a trois mois, L’Essor qualifiait cette promesse électorale, lancée le 18 mars par Emmanuel Macron, de «  fausse bonne idée  ».

Aujourd’hui, un rapport sénatorial chiffre son coût à 20 ou 30 milliards d’euros (infrastructures, acquisitions foncières et encadrement) sur cinq ans. Une somme astronomique en période de très basses eaux budgétaires.

Le candidat Macron avait prévu un financement hors de l’enveloppe de 2  % du PIB promise à la Défense d’ici
à 2025. Les sénateurs craignent que le rétablissement du service «  n’ébranle  » les capacités opérationnelles des
armées, déjà en limite de rupture en raison des Opex et de l’opération Sentinelle.

Très justement, les sénateurs demandent que ce service national et le budget de la Défense soient effectivement financés par des budgets différents et «  étanches  ».

Ils veulent éviter que la future loi de programmation militaire, qui sera déjà très contrainte, ne pâtisse du financement de ce nouveau service national obligatoire.

Quant à la Gendarmerie, elle se dit incapable de participer, avec ses moyens actuels, à l’accueil et à l’encadrement d’une partie des nouveaux appelés.

Les gendarmes viennent d’encaisser la première étape de l’application de la directive européenne sur le temps de travail. Une instruction provisoire de la Direction de la Gendarmerie, intégrant 11 heures de repos obligatoire par 24  heures, leur a déjà fait perdre 6  % de temps de travail. En attendant la transposition totale de la directive européenne, prévue pour la fin de l’année, et qui devrait amputer le temps de travail des gendarmes de 3  % supplémentaires…

PMG

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