samedi 20 juillet 2019
Accueil / Edito / Edito du numéro 499 – La drôle de guerre des galons

Edito du numéro 499 – La drôle de guerre des galons

Poursuivant leur guéguerre contre la Gendarmerie, deux syndicats d’officiers de Police (SCSI-CFDT et Synergie-officiers) ont ouvert un nouveau front, début octobre. Ils  veulent à tout prix que les futurs grades de commandant divisionnaire et de commandant divisionnaire à l’emploi fonctionnel puissent prétendre au port des cinq galons de lieutenant-colonel et de colonel, tout comme les gendarmes (voir sur le site de «  L’Essor  »). Ainsi, un commandant divisionnaire dirigeant une quinzaine de policiers pourrait porter les cinq galons panachés comme un lieutenant-colonel commandant un groupement de 500 gendarmes !

Très rapidement, la Direction de la Gendarmerie a réagi sur le site interne Gendcom, en qualifiant la demande des deux syndicats – qui représentent 94  % du corps de commandement et d’encadrement de la Police – de «  surenchère inappropriée, susceptible d’avoir des conséquences néfastes  ».

Du coup, Synergie-officiers a sorti, le 17 octobre, l’artillerie lourde, parlant «  d’une honteuse campagne de pression médiatique […] révélatrice d’un état d’esprit rétrograde d’une minorité à l’égard de la Police  ». Le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure CFDT (SCSI-CFDT, majoritaire) a assuré que la réaction de la DGGN «  contrevient au code militaire, au devoir d’impartialité, de réserve, et remet en cause l’autorité du ministre  ». Pas moins !

Cette guéguerre menée par des syndicats de la Police serait risible s’il n’y avait pas de dossiers plus urgents. Comme celui des moyens de protection des policiers face à des agressions de plus en plus violentes. Un thème qui a mobilisé des centaines de policiers dans la nuit du 17  au 18 octobre sur les Champs-Elysées, où ils ont manifesté dans leurs voitures officielles, gyrophares allumés.

Et ce, à l’insu des syndicats de police !

Pierre-Marie Giraud, rédacteur en chef

A voir également

Quatre ans ferme pour un chauffard ayant percuté un gendarme dans l’Isère

Un chauffard ayant blessé le mardi 4 juin un gendarme à la Côte-Saint-André (Isère) a été condamné. Le tribunal correctionnel de Vienne lui a infligé 4 ans d’emprisonnement ferme pour "violences aggravées". Il a été maintenu en détention.