lundi 14 octobre 2019
Accueil / Edito / Edito du numéro 498 – Des médailles et des indemnisations

Edito du numéro 498 – Des médailles et des indemnisations

Deux mois après sa création, la médaille de Reconnaissance aux victimes du terrorisme, voulue par François Hollande, a suscité l’unanimité contre elle  : de nombreuses victimes n’en veulent pas  ; les anciens combattants lui reprochent de prendre le pas sur les croix de guerre.

Face à cette bronca, la secrétaire d’Etat de l’Aide aux victimes Juliette Méadel a récemment admis que, s’il ne devait y avoir que dix victimes décorées, cela justifierait la création de la médaille.

Bon an, mal an, quelque 3  000 Légions d’honneur, 2  500  Médailles militaires et 4  600 Mérites sont décernés. Quelle impérieuse nécessité a donc présidé à la création de cette médaille pour les victimes du terrorisme, si elle doit être remise à quelques dizaines de personnes  ?

Les familles des victimes des attentats et les blessés réclament avant tout une indemnisation, la plus rapide et la plus complète possible. Une demande insistante, qui a conduit le président de la République à annoncer,  le lundi 19 septembre, lors de la cérémonie annuelle d’hommage aux victimes du terrorisme, une réforme du système d’indemnisation.

Le fonctionnement et les règles du Fonds de garantie des victimes seront modifiés, a annoncé François Hollande. Il  a précisé que les ressources du Fonds –  actuellement générées par un prélèvement de 4,30 euros sur chaque contrat d’assurance de biens – «  seront
revues en conséquence  » et que «  l’Etat s’en portera garant dans la durée  ».

Une façon, peut-être, de faire oublier la calamiteuse médaille de Reconnaissance aux victimes du terrorisme.

Pierre-Marie Giraud, rédacteur en chef

A voir également

Photo d'illustration (Ph: M.GUYOT/ESSOR)

Un gendarme mobile se donne la mort à Sathonay-Camp

Un adjudant s'est donné la mort dans l'enceinte de la caserne du groupement de Gendarmerie mobile 1/5 de Sathonay-Camp, dans le Rhône, ce samedi 12 octobre.