mercredi 18 juillet 2018
Accueil / Edito / Edito du numéro 514 : Le gendarme et les désordres

Edito du numéro 514 : Le gendarme et les désordres

Ce qui attend les 125 000 gendarmes français en 2018, c’est davantage d’engagements encore (lire les détails en rubrique “Actualité”, p. 4). On notera que, pour chacun d’entre eux ou presque, les risques de dérapage sont élevés, en particulier à Notre-Dame-des-Landes et en Nouvelle- Calédonie…

Mais au-delà de ce qui est aujourd’hui identifiable pour l’année commencée, c’est la dégradation sécuritaire généralisée qui est la plus inquiétante. Au quotidien, le sentiment d’insécurité de nos concitoyens augmente (enquête de décembre 2017 de l’ONDRP, Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales).

Il y a dix ans encore, on comptait les “zones de non-droit”. Aujourd’hui on compte les territoires encore épargnés par ce sentiment d’insécurité. Les faits attribués à la délinquance itinérante ont presque doublé en moins de quinze ans… La crainte des actions terroristes est devenue, à juste titre, la préoccupation première des Français. Les djihadistes français démobilisés en Irak et en Syrie essayent de revenir “à la maison”. Ils sont 676, dont 295 femmes, selon François Molins, procureur de la République de Paris
(le 22 janvier).

Les pouvoirs publics n’arrivent pas à contenir et contrôler l’immigration. Ni à Calais, ni ailleurs. L’intégration des populations venues d’ailleurs ne fonctionne plus. Le taux de délinquance y est plus élevé qu’ailleurs. Nos prisons, avec 70 % de musulmans, débordent. Les surveillants n’en peuvent plus… Les éléments positifs sont rares. Les attaques à main armée diminuent, mais les violences contre les personnes augmentent…

Bref, nous sommes dans une situation qui se caractérise par de grands désordres et de graves dangers. Dans ce contexte – qu’il vaut mieux regarder avec lucidité –, le rôle, l’utilité, et même la nécessité des forces de sécurité, gendarmes en tête, n’ont jamais été aussi importants. Je fais le vœu que le gouvernement sache en tenir compte. Quotidiennement.

Alain Dumait, directeur de L’Essor 

A voir également

Le chef d’escadron Peigney, passe de l’EDSR de Saône-et-Loire à celui du Haut-Rhin

Le chef d’escadron Jérôme Peigney, commandant l’EDSR de Saône-et-Loire prendra le commandement de l’EDSR du …