samedi 20 juillet 2019
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Edito du numéro 490

Intervenir plus vite,  plus fort et plus unis

Les responsables du renseignement le confient. Le chef de l’Etat, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur le disent publiquement. Tous craignent des attaques terroristes de grande ampleur après les attentats sanglants de 2015.

Policiers et gendarmes ont tiré les leçons des attaques contre «  Charlie Hebdo  » et le Bataclan. En cas d’attentats, il faut frapper vite et fort pour tenter d’en diminuer les effets.

L’intervention de deux gendarmes à Dammartin-en-Goëlle, en janvier 2015, a permis de «  fixer  » les deux frères Kouachi en attendant l’arrivée du GIGN. Le 13 novembre 2015, un commissaire de police a neutralisé l’un des trois terroristes du Bataclan, évitant un bilan encore plus lourd.

Ces deux actions ont démontré l’importance des «  primo intervenants  », gendarmes et policiers, avant même l’arrivée des Psig et des BAC. Ces petits groupes, susceptibles d’intervenir sans attendre le GIGN et le Raid, reçoivent actuellement des équipements supplémentaires (véhicules, armements, protections balistiques). La Gendarmerie met sur pied des Psig-Sabre, plus musclés.

La Police et la Gendarmerie réfléchissent à des possibilités d’intervention des deux forces en dehors des zones classiques Police et Gendarmerie (lire p. 8). Une procédure novatrice, qui renforcerait leur mobilité.

D’aucuns s’interrogent sur les raisons pour lesquelles deux sections du GIGN, en place à Paris le 13 novembre, dès 23  h  15, dans une caserne à quelques minutes de la place de la République, sont restées l’arme au pied. D’autres se demandent si l’expertise en matière d’explosifs du GIGN ne pourrait pas profiter à leurs camarades du Raid.

La coopération Raid/GIGN avait été exemplaire en janvier 2015. Elle ne l’a pas été en novembre.

Les Français ne comprendraient pas qu’une énième «  guéguerre  » Police/Gendarmerie puissent venir freiner une riposte efficace au terrorisme.

Pierre-Marie Giraud, rédacteur en chef 

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